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Acre

Acre est localisé à 160 km de Jérusalem et est fait partie de la circonscription du nord. Autrefois son port servait de grand point de commerce maritime mais s’est transformé aujourd’hui en zone de pêche et de loisirs de toute sortes.

Lieux remarquables :

Du fait de la grande notoriété de l’histoire de ces différentes civilisations qui ont vu le jour au fils des années, Acre fait partie maintenant de l’Organisation des villes du patrimoine mondial UNESCO.
La ville compte notamment :
• Le site de la forteresse des Hospitaliers existant à l’époque des Croisés (XIIIe siècles), dont des ruines de réfectoire et un tunnel menant de la forteresse au port.
• Les renforcements complémentaires de la ville ;
• Al Jezzar, la mosquée ;
• La citadelle, située en face des côtes, a été immergée en 1291 et les Ottomans en ont profité plus tard pour se servir des pierres dans la construction de la muraille maritime.
• Des monuments sacrés du bahaïsme, comme la villa servant de cimetière à Bahà’u’llàh, fondateur de la religion bahaïe ;
• La synagogue tunisienne Or Torah.

Histoire d’Acre

Cette partie de Galilée est peuplée depuis les années 1500 av. J.C.

Historiquement, elle a été cité premièrement au temps du pharaon Thoutmosis III (1479 av. J.C./142 av. J.C.) et également mentionné dans la Bible hébraïque avec le nom Akko (Judges 1, 31) mais aussi dans le premier livre des Maccabées sous le nom de Ptolémaïs (I Macc 5,15), et aussi dans les Actes des Apôtres du Nouveau Testament (21, 7a-Voyage de Saint Pau vers Jérusalem).

700 ans avant l’ère chrétienne, Acre a été sous la puissance des Assyriens puis dans les trois siècles qui ont suivis, intégrée aux territoires conquis par Alexandre le Grand, Ptolémée II, souverain d’Égypte l’a repris puis la rebaptisa en Ptolémaïs III siècle av. J.C. Cette appellation fut conservée jusqu’au Moyen Âge.
Au environ de 52-54 avec l’empereur Claude, elle fut colonisée par les romains et pris le nom de Colonia Claudii Caesaris..

Colonisation arabes et croisades :

Toujours sous le règne de l’Empire romain, la ville d’Acre est partie intégrante de l’Empire byzantin puis a été colonisée en 638 par les arabes. Elle est liée respectivement aux califats omeyyades, abbassides puis fatimides.

Croisades :

Acre

Durant les croisades, la ville fut assiégée le 26 mai 1104 par le roi de Jérusalem d’alors Baudouin 1er. Elle fut reprise le 9 juillet 1187, parle sultan Saladin et reconquise en 1191 pendant la troisième croisade par les rois Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion.

Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’elle devint capital du royaume de Jérusalem, ville sainte restée sous l’hégémonie des sultans ayyoubides. Saint-Jean-D’acre représente alors le port principal de Terre Sainte, réparti en circonscription gérés par des marchands provenant du long de la méditerranée particulièrement des vénitiens, des pisans, des génois, des français et germaniques.

Carmes, hospitaliers et yeshivah :

Cependant dès le XIIème siècle, certaines personnes suivant les préceptes du prophète Elie vivent en retrait dans les grottes du mont Carmel. Ils sont guidés par Albert Avogadro, habitant de Jérusalem qui leur appris le concept de vivre en se basant sur la prière. 

Connu sous le nom de l’ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel cette vielle école est généralement appelée par les français les Grands Carmes. 

La venue des hospitaliers de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem et la création de l’Hôpital apportent à la ville une nouvelle dénomination, celle de Saint-Jean-D’acre jusqu’en 1291, cette ville fut une grande concentration d’érudits chrétiens comme juifs. 

Certains Juifs fuyaient de l’Occident, pour se réfugier en Terre Sainte. Le rabbin Yehiel de Paris y installa l’une Yechiva les plus populaire de Terre Sainte. Il fut cependant remplacé par Nahmanide un grand kabbaliste Espagnol.

Mamelouks :

Les Mamelouks conquièrent la ville en 1291. À cette même date, le royaume latin de Jérusalem pris fin avec l’arrivée des occidentaux en Terre Sainte. Ce qui donna lieu au projet Rex Bellator.

Dans l’Empire Ottoman

En 1516, annexée par l’Empire Ottoman suivie du reste de la Syrie, Acre est rattachée à la province de Sidon. Entre 1740 et 1775, elle fut le centre d’une principauté à moitié colonisée fondée par le cheikh bédouin Dahir al-Umar; mais il fut assassiné par les Ottomans en 1775. Acre restaurée par Dahir al-Umar prit la place de Sidon comme de l’eyalet, position qu’elle va maintenir jusqu’en 1841.

Durant le siège Ottoman, plusieurs ordres religieux sont nés au sein de la ville qui devint un des carrefours du pèlerinage en Terre Sainte, particulièrement pour les ordres mendiants, franciscains et dominicains. La cité est remplie d’églises, qui ont la possibilité d’être paroissiales ou au services d’un ordre quelconque. 

En dehors des églises, les ordres monastiques disposent de bibliothèque au seins desquelles sont gardés des manuscrits enluminés de l’atelier d’Acre. Pour Folda, cet atelier fut fondé par le roi Louis IX lors de son visite dans cette ville.

Napoléon

Acre

Le général Napoléon Bonaparte avec l’armée française d’Égypte renforça la ville qui devint ville stratégique depuis le 20 mai 1799 où commença le siège de Saint-Jean-D’acre. 

Concernant les habitants, Djezzar Pacha dirigeait la garnison ottomane et fut soutenu par la flotte britannique avec à sa tête l’amiral Sidney Smith William. 

Mais l’artilleries et les provisions des français étant en maigre ration, la population locale les abandonna à leur sort, (tous sauf Zaydani) tribu de Dahir al- Umar) et une minorité de chiites. Ils durent abandonner après huit assauts.

La reconquête Musulmane

Durant la première guerre entre égyptiens et ottomanes le 08 décembre 1831, l’égyptien Ibrahim (fils de Méhémet-Ali Pacha) général d’alors donna les ordres pour assaillir la ville assiégée par Abdullah Pacha, gouverneur ottoman. Les combats durèrent dix jours sans aucun vainqueur. 

C’est alors qu’en 1832 dans la nuit de Baïram, le 3 mars, le général égyptien donna l’ordre pour d’une attaque totale de la ville. Cet assaut mieux étudié ne pris fin qu’après six jours et six nuits. Ce n’est qu’après un assaut simultané sur trois principales positions de la ville que la population s’avoua vaincue et envoya à Ibrahim un message d’abandon. 

Cette ville fut aussi la dernière demeure de Mirza Husayn Ali Nuri 1817-1892, également connu sous le nom de Bahà’u’llàh, inventeur du Bahaïsme et dont Acre abrite de nombreux lieux espaces saints secondé par Haïfa.

Au XXe siècle

Pendant la première guerre mondiale en 1918, et dans le contexte du démembrement de l’Empire ottoman, cette ville fut évoquée dans le mandat britannique en Palestine. 

Acre servait de campement à l’armée britannique lors de la campagne de Syrie. L’armistice de Saint-Jean-d’Acre a été décrétée dans cette ville à la fin de la deuxième guerre mondiale : l’autorité du régime de Vichy sur la Syrie mandataire (s’arrêta également après de violents combats). 

Sa capitale est connue dans le monde et en Israël pour avoir été une prison britannique avant la mise en place de l’État hébreu. On peut compter parmi ses plus fameux détenus Vladimir Jabotinsky, pionnier de la droite politique israélienne, ainsi que Yitzhak Shamir et Shlomo BenYosef, membre de l’Irgoun, qui y fut tué.

La population de cette ville en 1948 était de 12 000 habitants. La Haganah lança le 13 mai de la même année l’opération Ben-Ami à l’ouest de la Galilée pour la conquête d’Acre ainsi que de toute la plaine côtière à la frontière du Liban. La ville fut assaillie le 17 mai par la brigade Carmeli. Ils rencontrèrent alors 5.000 habitants qui étaient en majorité des réfugiés venant de Haïfa.

Acre

Religion

Plusieurs lieux de culte de diverses religions se trouvent dans cette ville.

Acre

La fameuse synagogue de Tunisie Or Torah complètement tapissée de mosaïque était construite à côté du port.

On y trouve aussi l’Archéparchie de Saint-Jean-D’acre de l’Église grecque-catholique melkite, ayant à sa tête Mgr Georges Bacouni depuis 2014.

Art et Culture

Plusieurs trésors provenant de l’histoire, de la religion et du patrimoine sont présents dans cette ville.
Elle abrite aussi un site souterrain populaire nommé tunnel des Templiers : faite en pierres, elle menait autrefois à une forteresse stratégique protégeant le port d’Acre et permettant aux fidèles en pèlerinage d’accéder à la terre sainte. 

Il est maintenant considéré comme une représentation d’entente et d’obstination. Juste à côté, la Forteresse des Hospitaliers (quartiers des chevaliers) construit par le roi Richard Cœur de Lion pendant la troisième croisade. 

Le marché d’Acre montre parfaitement le brassage culturel de l’Orient et de l’Occident sur lequel cette ville fut bâtie et continue de se développer. On y rencontre divers plats locaux : pâtisseries de l’Orient, épices cuisinés sur le champs, poissons directement pêchés, produits frais.

Plus au sud du marché, la synagogue Ramchal s’y trouve ainsi que l’habitation de l’artiste Chaim Parchi, des lieux s’ajoutant à ce mélange culturel.

Musée

Au XVIIIe siècle, le Pacha ottoman Ahmed el Jazzar fit construire la forteresse ou durant la deuxième guerre mondiale, les Britanniques détenaient les opposants nationalistes ainsi que les soldats juifs de la Haganah.

L’ancien centre de détention Palestinienne est aujourd’hui un musée rendant hommage à ces prisonniers, dont certains furent mis à mort.

Bien culturel

 L’ancienne ville est répertoriée « Site antique » selon la loi de 1978 relative aux antiquités par l’UNESCO

Le site est administré mutuellement par la mairie d’Acre, l’entreprise publique Old Acre Development Company, une administration publique et l’Administration israélienne des antiquités qui expertise les aménagements avec l’avis de la population locale, pour conformer les nouveaux aménagements et conserver la vie de la ville.

Personnalités nées à Saint-Jean-D’acre

 
• Ahmad Yamani (1924-2011), politicien palestinien.
• Ghassan kanafani (1936-1972) écrivain, journaliste et militant palestinien
• Raymonda Hawa Tawil (1940) journaliste et femme de lettres, belle-mère de Yasser Arafat
• Raida Adon (1972), actrice et plasticienne
• Mahmoud Shalaby (1982), acteur
• Moussa Z’Mero al-Coussa, dit Moîse Zumero, dernier mameluk de la Garde Impériale de Napoléon 1er.

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