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Le monde juif

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Le terme « Juif » désigne à la fois un pratiquant de la religion juive et un membre du Peuple Juif, et ce même si l’individu en question n’a pas de pratique religieuse. Les Juifs sont les descendants des Patriarches :

Abraham, Isaac et Jacob, Jacob est également appelé Israël.

Les juifs viennent de Judée et du royaume d’Israël  Leur quotidien est régie par le Tanakh. Le Tanakh est composé de la Torah (ou la Loi), les Livres des Prophètes et des Ecrits. Ces livrent définissent à la fois l’histoire et l’identité des Juifs. Ils servent aussi de législation pour tous les aspects de la vie.

Après la chute du Second Temple, les Juifs ont été expulsés de Judée et se sont dispersés à travers le monde. Cette épisode de l’histoire des Juifs est connu sous le nom d’Exode. Les Juifs trouvent refuge dans différents pays. Ils vivent majoritairement entre eux, et font leur possible pour conserver leurs traditions.

Il y a peu d’assimilation mais les échanges entre les communautés juives et les habitants des pays existent bel et bien. Ces échanges vont entraîner le développement d’une culture « mixte » et propre aux communautés juives de chaque régions.

Par exemple, on cuisine casher avec les ingrédients locaux, ce qui fait que si la casherout est respectée partout, les Juifs ne mangent pas la même chose en Europe de l’Est et Moyen-Orient. La façon de pratiquer la religion différe également d’une région à une autre, les textes, eux restent les même. Jusqu’à la création de l’Etat d’Israël moderne, l’Hébreu était une langue sacrée qui n’était utilisée que pour les prières.

Pour l’usage quotidien, les Juifs parlaient des langues « mixtes » mêlant des notions d’hébreux aux langues des pays où ils vivent. Ainsi les Juifs d’Espagne parlent Ladino, les Juifs du monde Arabe Judéo-Arabe et les juifs d’Europe de l’Est Yiddish. L’histoire du peuple juif est marquée par les persécutions dont ils sont victimes à travers le monde et les époques.

Depuis l’Exode et jusqu’à la création de l’Etat d’Israël, les Juifs ont été un peuple apatride, ils n’avaient pas d’Etat et étaient donc contraints de vivre dans les pays des autres peuples. S’ils pouvaient être appréciés pour leurs compétences, ils n’en étaient pas moins des Dhimis (non musulman donc soumis à un impôt spécial en terre d’Islam) dans les pays musulmans.

Les Chrétiens, eux, ont longtemps accusé les Juifs d’avoir tué Jésus, ce qui servait de prétexte à de nombreuses persécutions. De tout temps, les Juifs ont été les boucs émissaires de leurs voisins. De nombreux Juifs se sont éloignés du Judaïsme et de ses traditions au moment de l’avènement de l’ère moderne. Si bien qu’aujourd’hui la question du sens du terme « Juif » se pose.

Juif fait-il référence à une entité confessionnelle ? A une entité nationale ? A une entité culturelle ? Pour l’Académie Française « Juifs » désigne les descendants du peuple d’Israël et « juifs » les pratiquants du judaïsme. Combien y a-t-il de juifs aujourd’hui ? En 2016, une étude a recensé 14.4 millions de Juifs dans le monde. Néanmoins, ce chiffre est controversé. Quelle est la définition de « Juif » ? Pour la Torah, est Juif celui ou celle dont la mère est juive, ou qui s’est converti au Judaïsme. La majorité Juifs vivent aujourd’hui en Israël, aux Etats-Unis, et dans une moindre mesure en Europe, au Canada et en Amérique du Sud.

Dans le monde juif : Juif et juif

La lignée des patriarche hébreux est présentée dans Genèse, le premier livre de la Torah, elle est constituée d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Jacob porte aussi le nom d’Israël. La descendances de Jacob/Israël est appelée Israélites. Le 4e fils Jacob s’appelle Yehouda, en hébreu biblique Israélite se dit yehoudi, et ce quel que soit sa tribu d’origine (le Royaume Israël étant formé de 12 tribus, descendant des 12 fils de Jacob).

En français, Yehouda se dit Juda, le territoire de Juda s’appelle la Judée et habitants de la Judée sont les judéens. En Hébreu moderne, Judéen se dit yehoudaï et Juif yehoudi.

Le mot « juif » tel que connu aujourd’hui en français date de XIIIe siècle. L’antisémitisme chrétien a donné au mot juif une connotation négative. Par exemple, le mot juif est utilisé pour désigner un usurier même si cet usurier n’est pas juif. Dans nombreux pays, la connotation du mot « juif » est tellement mauvaise que les juifs sont désignés par d’autres termes, souvent dérivés du mot « hébreu ».

En France, le mot « Juif » désigne peuple juif venant de Judée alors que le mot « juif » désigne les pratiquants du judaïsme.

L'identité juive

Les premières traces du peuple juif remonte à l’Antiquité, les Israélites sont mentionnés dans des documents datant de l’Egypte antique. En effet, à l’époque, on ne parle pas de Juifs mais d’Israélites. Les Israélites ont des pratiques religieux diverses mais qui sont définies par origine commune, leur langue et leurs territoires.

Les Israélites deviennent les Juifs à la fin du VIIe siècle avant l’ère commune, après qu’ils ont abandonné le polythéisme et qu’ils aient dû s’exiler à Babylone. La définition religieuse des Juifs devient claire lors de la période du Second Temple. Le peuple et le royaume juif se réaffirment.

Dès le IIe siècle avant l’ère commune, la richesse de la religion juive est attestée. Elle compte une grande diversité courants ainsi que de nombreuses sectes.

L’unification de la religion juive intervient environ un siècle après prémisses culte chrétien, la destruction du Second Temple (en l’an 70 de l’ère commune) suivit par la destruction définitive du Royaume de Juda (au Ier siècle). La rédaction Talmud (qui débute au IIe siècle) unifie également le judaïsme. Par contre, l’idée du rétablissement d’un Etat Juif est abandonnée. A l’époque, on pense qu’un Etat juif ne sera proclamé que quand le Messie viendra.

Au XIXe siècle, les juifs d’Europe de l’Est, majoritairement laïques, théorisent l’idéologie sioniste. Le sionisme est le retour des juifs (en tant que peuple) sur la terre de leurs ancêtres, c’est-à-dire la Judée et Jérusalem. L’identité juive en tant que peuple est alors mise en avant, sans forcément de connotation religieuse.

Les royaumes israélites

Mis à part la Torah, la plus ancienne source mentionnant les Israélites est la stèle de Mérenptah, qui date années 1210 avant l’ère commune. Elle a été découverte en 1896 dans ce qui est aujourd’hui le sud de l’Etat d’Israël. Mérenptah était un pharaon de l’Egypte Antique. Cette stèle proclame « Israël est détruit, sa semence même n’est plus ».

Le hiéroglyphe désignant Israël est accompagné de la représentation d’un homme, d’une femme et des trois traits marquant le pluriel, ces éléments précisent que le mot Israël désigne une population. Il y a peu de détails sur ce peuple, pas de localisation, pas de statut politique, pas d’informations sur leur ethnie ou leur religion. Cette stèle confirme simplement qu’un groupe du pays de Canaan s’appelle Israël.

La date de rédaction des Livres de la Torah est inconnue. Pour la tradition juive, leur rédaction est contemporaine aux faits relatés. A l’inverse, pour les Biblistes non-littéralistes, la rédaction serait progressive et commencerait au VIIe siècle par le Deutéronome puis durerait trois siècles. Pour certains, la Torah n’est pas une source historique fiable, en particulier pour les périodes anciennes. Néanmoins, elle exprime la vision de la communauté des rédacteurs.

Dans les premiers livres Torah, les « Enfants d’Israël » sont un groupe religieux pratiquant un culte monothéiste mais aussi un peuple, le « peuple d’Israël ». D’après la Torah, Dieu les nomme « Mon peuple ».

Au départ, le Peuple d’Israël n’est pas une nation ou un état. Israël ne devient une nation ou un état qu’à partir des Livres des Prophètes et le récit de la royauté de Saül (vers l’an 1 000 avant l’ère commune), comme le précise le Premier Livre de Samuel : « Samuel dit à tout le peuple : Voyez-vous celui que l’Éternel a choisi ? […] Et tout le peuple poussa des cris, et dit : Vive le roi ! ».

A partir du livre de Samuel, la Torah affirme les Israélites en tant que peuple de Dieu. Les israélites sont également un royaume avec une direction politique unie, la dynastie de David. Il est d’ailleurs précisé que le futur Messie viendra de la dynastie de David.

Le royaume unifié d’Israël prend fin à la mort de Salomon. Il se divise alors en deux royaumes. Le Nord de Canaan devient alors le royaume Israël (ou de Samarie). Le Sud devient le royaume de Juda, du nom de la tribu royale. Le polythéisme est très présent dans la société israélite, aussi bien dans le Sud : « les enfants d’Israël firent en secret contre l’Éternel leur Dieu, des choses qui ne sont pas bien. […]. Ils fabriquèrent des idoles d’Astarté, ils se prosternèrent devant toute l’armée des cieux, et ils servirent Baal », que dans le Nord « le roi Josias « ordonna […] de retirer du sanctuaire de Yahvé tous les objets de culte qui avaient été faits pour Baal, pour Ashera et pour toute l’armée du ciel […]. Il supprima les faux prêtres que les rois de Juda avaient installés et qui sacrifiaient […] à Baal, au soleil, à la lune, aux constellations et à toute l’armée du ciel. […] Il démolit la demeure des prostituées sacrées, qui était dans le temple de Yahvé […] »

Les fouilles archéologiques confirment les croyances polythéistes. Le Dieu mentionné dans la Torah serait alors adoré avec d’autres divinités, comme Ashera. Ashera serait considérée comme l’épouse de Dieu, en effet, à de nombreuses reprise dans les ostraca de Kuntillet Ajrud (découverts dans le désert Sinaï et datant du VIIIe siècle avant l’ère commune).  Des inscriptions similaires dateraient de la monarchie tardive (vers 600 avant l’ère commune) dans la région de Séphélah, qui appartenait au royaume de Juda.

Aucun document de la région ne mentionne le royaume unifié de Saül, de David ou de Salomon. Seule la stèle de Tel Dan, datant du IXe siècle avant l’ère commune, et la stèle Mesha mentionnent l’existence de deux royaumes israélites, dont l’un est dirigé par la maison de David.

Pour de nombreux universitaires, le royaume unifié d’Israël est un mythe. Les fouilles menées à Jérusalem et portant sur la période mentionnée dans la Torah montrent plus Jérusalem comme un petit village que comme la capitale d’un royaume. Jérusalem ne deviendrait la capitale d’un royaume qu’au IXe siècle avant l’ère commune. Pour les universitaires, la Torah ne serait alors qu’une construction nationale au service des ambitions du roi Josias. Il utiliserait d’anciennes traditions orales pour se faire passer pour Messie, le fameux descendant de David. En effet, les tribus du Nord sont décrites comme « désespérément enclines au péché ». Dans la Torah, le polythéisme est présenté comme une régression par rapport au monothéisme. Néanmoins, pour les universitaires, le monothéisme ne serait pas originel chez israélites, leurs première formes de cultes seraient polythéistes, puis il y aurait une réforme conduisant au monothéisme.

Au terme d’une évolution allant de la Genèse au premier livre de Samuel, les israélites deviennent un groupe religieux, un peuple et une nation. Mais le royaume est très vite divisé.

Que les récits de la Torah soient historiquement vrais ou non, ils donnent deux idées :

  • Le destin des israélites est de vivre dans un seul royaume avec une dynastie légitime. Cette dynastie légitime est celle de Juda. Mais, une fois sorti de ce royaume, les habitants de la Samarie divisent le peuple.
  • Un Israélite pratiquant le polythéisme est un mauvais Israélite. Néanmoins, un Israélite pratiquant le polythéisme reste un Israélite et appartient toujours à Peuple d’Israël.

Premier exil et apparition des Juifs

Le royaume de Samarie est envahi et détruit par l’Assyrie en 722 avant l’ère commune. La Samarie devient alors une province de l’Assyrie. Le royaume de Juda, lui, survit jusqu’à sa destruction par les Babyloniens en 586 avant l’ère commune. Ces derniers déportent alors une partie de la population, dont l’élite, à Babylone. Le VIe siècle avant l’ère commune est un moment décisif dans l’histoire des Juifs. On assiste alors à une mutation : c’est la fin du temps des Hébreux et de l’hébraïsme et le début du temps des Juifs et du judaïsme. L’élite des Israélites du Sud étant déportés en Mésopotamie, leur destin devient différent de celui des Israélites du Nord.

A Babylone, les Juifs ont définitivement rompu avec le polythéisme. En effet, à partir de cette époque, la Torah n’accuse plus les Juifs de pratiquer le polythéisme. L’exil a entrainé une forme fondamentale de monothéisme juif.

Les Juifs ne sont plus indépendants jusqu’à l’avènement de la monarchie hasmonéenne (en 140 avant l’ère commune). Les Juifs ne vivent alors plus exclusivement en Judée, ils se répandent dans Moyen-Orient à partir de Babylonie.

L’empereur Cyrus libère les exilés par en 537 avant l’ère commune, il les autorise à retourner dans leur pays d’origine et à reconstruire le Temple de Jérusalem. La population de l’ancien royaume de Samarie propose son aide, mais elle est refusée : les Samaritains sont accusés de ne pas être de purs Israélites mais des immigrants assyriens se faisant passer pour des Israélites.  « Le roi d’Assyrie fit venir des gens […] et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d’Israël […]. Ils craignaient aussi l’Éternel […] et ils servaient en même temps leurs dieux d’après la coutume des nations d’où on les avait transportés ».

L’exil a modifié les identités ethnico-religieuses. Les anciens exilés à Babylone connaissent mal la Terre d’Israël et les anciennes définitions sont donc réinterprétées. La captivité à Babylone a créé les juifs modernes. La population prétendant être d’anciens Israélites se répartissent en deux groupes pratiquant des religions proches du judaïsme : les Judéens et les Samaritains. Ces deux groupent vivent sous domination perse, puis séleucide.

Les deux principaux éléments de rupture sont :

  • Les Samaritains ont mis leur temple sur le Mont Garizim alors que les Juifs ont mis le leur à Jérusalem.
  • Les Samaritains sont accusé de ne pas être de vrais descendants des Israélites, mais ils se comportent comme des Israélites.

Il existe une autre accusation juive : les Samaritains pratiqueraient le polythéisme. Néanmoins, cette accusation n’est pas suffisante pour justifier une telle divergence. En effet, le traité mineur Massekhet Koutim du Talmud de Jérusalem admet que les Samaritains ne sont plus polythéistes. Malgré cela, l’accusation de ne pas être d’ascendance israélite perdure. La centralité du mont Gazirim contre celle de Jérusalem est également un sujet de discorde.

La religion, la politique et une certaine vision de la notion de peuple entraine le rejet des Samaritains et la construction d’une identité juive distincte. Ces Juifs modernes sont monothéistes, ils suivent la Torah et affirment au moins trois spécificités :

  • De meilleures pratiques religieuses, notamment la centralité di Temple de Jérusalem.
  • Ils observent une fidélité à la fois politique et nationale au royaume Judéen.
  • Ils appartiennent à un peuple différencié par son origine : ce sont les vrais israélites.

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