Jerusalem

Jérusalem, est l’une des principales ville du Moyen-Orient. C’est la capitale de l’Etat d’Israël, même si ce sujet est l’objet de nombreuses controverses sur le plan international. C’est aussi la « Ville trois fois Sainte », à la fois pour les religions juive, chrétienne et musulmane.

Jérusalem s’étend sur 125,1 km² et comptait 919 400 habitants en 2018. La ville est le chef-lieu du district homonyme.

Jérusalem est cosmopolite, la vielle ville au périmètre plutôt réduit (moins de 1 km²) est historiquement divisée en 4 quartiers : un quartier juif, un quartier musulman, un quartier chrétien et un quartier arménien. La vielle ville est entourée de rempart dont ceux visibles aujourd’hui ont été construite entre 1535 et 1538.

Jérusalem se trouve à 33 km de la Mer Morte.

Etymologie

La première mention de apparaît dans les textes égyptiens dits « d’exécration » datant du XXe et XIXe siècles avant l’ère commune, pendant la période où l’Égypte a vassalisé Canaan. 

La ville s’appelle alors Rushalimu. La prononciation du nom égyptien reste approximative et elle ne ressort pas clairement avec les caractères hiéroglyphes, d’autres documents mentionnent Urushalimu ou d’autres variantes. Le nom de la ville reflèterait le culte du dieu Shalem ou Shalimu, les cités portant souvent le nom du dieu local. Le nom de Jérusalem fait donc référence au culte du dieu des Cananéens, Shalem. 

C’était un dieu populaire dans le panthéon ouest sémitique, une divinité de la création, de l’exhaustivité, et du soleil couchant. Comme la première syllabe de Jérusalem vient de uru, « fondation » ou « ville fondée par », le sens du nom primitif est donc « fondée par Shalem », ou « sous la protection de Shalem ».

 

En 1859, Sander et Trenel expliquent l’étymologie détaillée de Jérusalem, le nom de « Yeru-Shalem » provient de deux racines chaldéennes : YeRu (« ville » ou « demeure ») et ShLM, qui a donné les mots shalom en hébreu et salaam en arabe. Cette racine ShLM signifie aujourd’hui « paix » aussi bien en hébreu qu’en arabe, mais le sens initial est celui de la complétude, de l’achèvement.

En 130 après J.-C., l’empereur romain Hadrien renomme Jérusalem « AElia Capitolina », (Aelius est le nom de famille d’Hadrien et Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Jérusalem devient païenne, c’est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom d’origine. Après la conquête musulmane par le calife Omar en 638, elle devient Iliya ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), la version arabe du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu rêve de Mahomet, al-Aqsa, où se situait avant sa destruction le temple juif.

Histoire

Jérusalem a été sous de nombreuses dominations à travers l’histoire.

En 2 000 avant l’ère commune, pendant la période proto-Cananéenne, Jérusalem est administré par les Cananéens.

A partir de 1 500 avant l’ère commune, les Egyptiens conquièrent la région et l’on assiste à la vassalité des Cananéens vis-à-vis du nouvel Empire Egyptien.

Aux environs de 1 000 avant l’ère commune, Jérusalem devient la capitale du royaume d’Israël. C’est l’époque de la maison de David.

A partir de 700 avant l’ère commune, les assyriens mettent la main sur Jérusalem, c’est la période néo-assyrienne. Elle est suivit, une centaine d’années plus tard par la période néo-babylonienne.

En 500 avant l’ère commune, Jérusalem vit sous la domination des Achéménides et de l’Empire perse.

Les Macédoniens, Ptolémée et Séleucus, succèdent aux Perses en 300 avant l’ère commune. Une cinquantaine d’années plus tard, la ville est administrée par les Hasmonéens pendant une courte période, puis successivement par les Empires Romains et Parthe.

Vers l’an 0, l’Empire Romain tente de pérenniser sa domination sur la région. Entre 132 et 135 de l’ère commune, les Juifs se révoltent contre les Romains, c’est la révolte de Bar Kokhba. Les Romains expulsent alors les Juifs de Jérusalem. L’Empire Romain se maintiendra dans la région jusqu’en 400.

Lui succèdera l’Empire Byzantin. Jusqu’en 700. Après une période d’instabilité où se succèderont Byzantins, Perse, à nouveau les Byzantins, Rashidun, Omeyyades, Abbassides, Toulounides, à nouveau les Abbassides, les Fatimides, les Seldjoukides, à nouveau les Fatimides.

Les Croisés instaurent le Royaume de Jérusalem en 1099. Il tombera en 1291 avec la chute de Saint-Jean-d’Acre.

Lui succède alors brièvement l’Empire Mongole, puis les Mamelouks.

Vers 1500, la région passe sous le domination de l’Empire Ottoman. En 1918, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, l’Empire Ottoman est démantelé et Jérusalem et la Palestine sont placés sous mandat Britannique jusqu’en 1948. S’en suit la proclamation de l’Etat d’Israël et une guerre contre la Jordanie. 

Jérusalem devient finalement la capitale du jeune Etat Hébreu suite à la victoire Israélienne.

Géographie

Topographie

La ville de Jérusalem s’étend sur un périmètre de 126 km². Elle est située à 52 kilomètres à l’est de la mer Méditerranée et à 22 km à l’ouest de la Mer Morte. Elle se situe à l’extrémité d’un plateau calcaire faisant partie des monts de Judée (dont le mont Sion). La ville se situe en moyenne à 745 m d’altitude, avec des variations entre monts et vallées de 700 à 800 m environ.

Monts

Le point le plus élevé de Jérusalem est le Mont Herzl, qui culmine à 834 mètres.

Les Sept collines de Jérusalem est une région vallonnée des Monts de Judée, dont les extensions se poursuivent jusqu’à la plaine côtière à l’ouest et jusqu’à la vallée du Jourdain à l’est.

La ville de Jérusalem se trouve au milieu, à environ 700 mètres d’altitude sur une série de colline comprenant l’Ophel, le Mont Moriah, Herzl et à l’est, le Mont des Oliviers qui s’étend sur plus de 3 km.  Au nord-est, se trouve les monts Sion et Scopus.

Les collines autour de Jérusalem lui ont mainte fois servie de défense naturelle et elles ont joué un rôle important dans le développement de la ville au cours des siècles. Les collines servent de sorte de frontières entre les différents quartiers de la ville.

Vallées

Jérusalem est entourée de vallées. Celles situées au nord, proches du plateau, sont moins prononcées que les autres. Les deux vallées principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.

A l’est de l’ancien temple de Jérusalem, la vallée de Josaphat s’étend sur une partie de la ville avant de devenir la vallée du Cédron. Elle est considérée comme la frontière entre la Vieille ville et la Mont des Oliviers.

La vallée Beth Zetha s’étend du nord de l’actuelle vieille ville et suit presque en parallèle la vallée du Cédron qu’elle rejoint au pied de l’esplanade du Temple. On y trouve des Bethesda d’Israël, des piscines alimentées par les pluies.

La vallée de Géhenne se trouve à l’est de la ville. Elle est étroite et débute près de la porte de Jaffa. Elle s’étend vers le sud avant de bifurquer à l’est et rejoindre la vallée transversale et celle du Cédron.

La vallée transversale naît près de la porte de Jaffa et va d’est en ouest. La vallée du Tyropéon se trouve entre celle du Cédron et de la Géhenne, à l’ouest du Mont Moriah. Elle commence au nord de la porte de Damas, passe dans la vielle ville jusqu’à la porte des Maghrébins (aussi appelée porte des immondices). Elle est aujourd’hui en partie comblée par l’actuelle rue King David.

Ces trois grandes vallées se rejoignent au niveau de la piscine Siloé, au sud de l’Ophel, et rejoignent ensuite la vallée du Cédron qui se poursuit au sud-est vers le désert de Judée et la mer morte.

Climat

Jérusalem a un climat principalement méditerranéen est légèrement montagnard. Les étés sont chauds et arides alors que les quelques mois d’hiver sont humides, surtout le mois de février au cours duquel tombe la moitié des précipitations annuelles. Il neige en moyenne une année sur trois, en général en février.

Relevé météorologique de Jérusalem (1881-2007)

Mois

Jan

Fev

Mar

Avr

Mai

Juin

Juil

Température minimale moyenne (°C)

6.4

6.4

8.4

12.6

15.7

17.8

19.4

Température moyenne (°C)

9.1

9.5

11.9

17.1

20.5

22.7

24.2

Température maximale moyenne (°C)

11.8

12.6

15.4

21.5

25.3

27.6

29

Record de froid (°C)

-6.7

-2.4

-0.3

0.8

7.6

11

14.6

Record de chaleur (°C)

23.4

25.3

27.6

35.3

37.2

36.8

40.6

Précipitations (mm)

133.2

118.3

92.7

24.5

3.2

0

0

Nombre de jours avec précipitations

12.9

11.7

9.6

4.4

1.3

0

0

Mois

Août

Sept

Oct

Nov

Dec

Année

 

Température minimale moyenne (°C)

19.5

18.6

16.6

12.3

8.4

13.5

 

Température moyenne (°C)

24.5

23.4

20.7

15.6

11.2

17.5

 

Température maximale moyenne (°C)

29.4

28.2

24.7

18.8

14

21.5

 

Record de froid (°C)

15.5

13.2

9.8

1.8

0.2

-6.7

 

Record de chaleur (°C)

44.4

37.8

33.8

29.4

26

44.4

 

Précipitations (mm)

0

0.3

15.4

60.8

105.7

554.1

 

Nombre de jours avec précipitations

0

0.3

7.3

10.9

10.9

62

 

Démographie

 

Les habitants de Jérusalem sont appelés les Hiérosolymitains.

En 1947, Jérusalem et les villages proches tels que Ein Kerem, Abu Dis, Bethléem et Shuafat comptait 205 000 habitants, 100 000 Juifs, soit 49% de la population et 105 000 Arabes, soit 51% de la population. 20 plus tard, en 1967, la ville et ses faubourgs comptait 263 307 habitants dont 195 700 Juifs, soit 74%, et 54 963 Arabes, soit 21% de la population. Enfin, en 2004, il y avait 706 000 habitants, 458 000 Juifs, soit 65% de la population, et 225 000 Arabes, soit 32%. En 2018, la population était divisée en 60.5% de Juifs, 36.5% de Musulmans et 1.4% de Chrétiens.

Le taux de natalité élevé de la population arabe a fait passer les 20% d’Arabes à Jérusalem en 1967 à 32% en 2004.

En 2005, les taux de fécondité des femmes juives et arabes étaient de 3.6 enfants par femmes. Ils étaient identiques pour la première fois, la natalité arabe ayant significativement baissé. En 2018 à Jérusalem, les Juives avaient en moyenne 4.5 enfants par femme et les Musulmanes 3.2 enfants par femme.

Jérusalem a un solde migratoire négatif de 6 000 à 7 000 personnes par an. En cause, le prix des loyers qui poussent beaucoup d’habitants à aller s’installer en banlieue.

La ville trois fois sainte

La ville de Jérusalem est dite « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des trois grandes religions du Livre, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Jérusalem compte 56 lieux saints (et une centaine d’autres de moindre importance). Parmi les lieux saints les plus notables :

— le Kotel ou Mur occidental pour les Juifs, Mur des Lamentations (pour les chrétiens), c’est le dernier vestige du Temple d’Hérode ;

— L’église du Saint-Sépulcre édifiée sur le site du tombeau du Christ, selon la tradition chrétienne ;

— Le Mont du Temple, le site du où se trouvait Temple de Jérusalem avant sa destruction, aussi appelé l’Esplanade des Mosquées (Haram al-Sharif) où est située la mosquée al-Aqsa. Il s’agit du troisième lieu saint de l’Islam.

Pour les Juifs

Depuis plus de 3 000 ans, Jérusalem est le lieu le plus saint du Judaïsme. Considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux, la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen. Jérusalem est mentionnée 660 fois dans la Torah et son synonyme Sion y apparaît 158 fois.

Malgré les deux destructions du Temple de Jérusalem, la première en 587 avant l’ère commune et la seconde en 70 de l’ère commune, et les dispersions du peuple juif qui ont suivi, le judaïsme a toujours évoqué un retour à Jérusalem, l’ancienne capitale du royaume d’Israël de David. Après le premier exil babylonien, les Juifs avaient été de retour sur la Terre promise pour reconstruire le Temple. L’identité juive est et a été constamment et intimement liée à Jérusalem, la « fille de Sion », à travers l’héritage a été transmis et enseigné de génération en génération depuis le second exil du Peuple juif.

A Jérusalem, le culte religieux était rendu à l’époque des deux Temples.  Le Kotel, ou Mur des Lamentations, est un vestige du Temple d’Hérode. C’est le lieu le plus saint du Judaïsme. D’après les textes sacrés du Judaïsme, le Messie devrait arriver à Jérusalem. Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessa’h (Pâque juive), les mots « L’an prochain à Jérusalem » viennent clôturer chaque cérémonie. Après chaque repas, la prière du Birkat hamazone (bénédiction pour la nourriture) mentionne Jérusalem. Et partout dans le monde, la prière quotidienne est toujours dite en se tournant vers Jérusalem et bénit la construction de cette ville, tout en appelant au retour des exilés. « Puisse nos yeux voire votre retour dans la miséricorde à Sion », Amida.

« Pour l’amour de Sion, je ne garderai pas le silence, pour Jérusalem je n’aurai point de repos », Is. 62:1.

 

Pour les Chrétiens

Pour les Chrétiens, Jérusalem est lieu de la Passion du Christ, tel que décrit dans les Evangiles : la montée de Jésus au Temple de Jérusalem jusqu’à sa crucifixion et sa résurrection.

Le Cénacle, la via Dolorosa ou le jardin de Gethsémani au pied du Mont des Oliviers où se trouve l’église de l’Ascension sont des lieux de pèlerinage centraux de la foi Chrétienne. On y vénère aussi des souvenirs de Marie de Nazareth, de saints Étienne et Jacques qui y moururent en martyrs, etc. Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, et les empereurs byzantins érigèrent au fil des siècles des sanctuaires somptueux sur les lieux saints de Jérusalem dont le Saint Sépulcre.

Les croisades successives en Terre sainte au Moyen Âge ont renforcé le lien entre les chrétiens et Jérusalem. La ville fut alors la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l’un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople). Les chrétiens attendent le retour du Christ, le jour du Jugement dernier à Jérusalem comme mentionné dans leurs textes sacrés.

Pour les Musulmans

Jérusalem est considéré par les Musulmans comme le troisième lieu saint de l’Islam en raison du voyage nocturne (Isra) qu’aurait effectuer le prophète islamique Mahomet en 620 de l’ère commune.

Le Coran ne mentionne pas explicitement le nom de Jérusalem, ce sont les traditions qui l’associent à quelques passages du Coran. Le premier est le récit de la montée au ciel de Mahomet (al Mi’raj : l’ascension), accompagné par l’ange Gabriel, vers la « Mosquée la plus lointaine ». C’est en référence à ce récit que la mosquée de Jérusalem sur l’Esplanade des Mosquées (al-Ḥaram aš-Šarīf, « Noble Sanctuaire ») a été appelée « al-Aqsa », ce qui veut dire « le plus éloigné ». Absent donc du Coran, le nom de Jérusalem comme lieu du Voyage nocturne de Mahomet est, par contre, parfaitement explicite dans le récit d’Ibn Ishaq, écrit 120 à 150 ans après l’Hégire (VIIe siècle).

Pour François Déroche, « une analyse récente fait cependant valoir que, d’après des traditions anciennes, ce voyage nocturne aurait été en direction du ciel ; c’est ultérieurement que l’exégèse classique aurait proposé de comprendre al-masjid al-Aqsâ comme le mont du Temple et fait de ce dernier le point de départ de l’ascension de Mahomet ». De même, selon les traditions musulmanes, les premiers musulmans priaient en direction de Jérusalem et ce n’est qu’en 624 que Mahomet a établi la direction de la Ka’ba de La Mecque. Le texte coranique mentionne un changement de qibla, mais ne cite pas la ville de Jérusalem. Enfin, s’appuyant sur des traditions juives et chrétiennes, l’islam reconnait dans l’expression « l’endroit proche », le lieu du Jugement Dernier, à Jérusalem.

L’islamologue Pierre Lory, indique que « Jérusalem apparaît « au classement » en troisième position dans la conscience musulmane, exprimée par un hadîth (parole attribuée au prophète) : « Une prière accomplie dans la mosquée de Jérusalem vaut mille prières ; une prière faite dans la mosquée de Médine vaut dix mille prières, et une prière dans la mosquée de La Mecque vaut cent mille prières ».

L’islam a donc proclamé Jérusalem comme étant sa troisième ville sainte mais son statut dans l’islam « connut des hauts et des bas. ». Si les hadiths et les traditions musulmanes lui reconnaissent une place importante, elle est très fortement critiquée dès les premiers siècles de l’islam.

Jérusalem prend acquiert vraisemblablement pour l’Islam le statut de lieu saint à partir de 1144 et de l’apparition du religieux dans le discours politique de Zengi dans sa lutte contre les royaumes francs.

Les mots masjid Al-Aqsa (« la Mosquée la plus lointaine »), mentionnées dans le Coran, ne figureront sur la mosquée à Jérusalem qu’au XIe siècle Jérusalem est alors considéré comme lieu saint de l’Islam et des critiques s’élèvent du monde musulman contre le démantèlement des fortifications de Jérusalem en 1219 et la cession de la ville à Frédéric II en 1229. La conquête de la ville par les croisés (de la Première croisade) n’avait pas créé de telles réactions, Jérusalem n’étant, à l’époque, pas considéré comme un lieu sacré pour les musulmans. 

« Cette faiblesse [de la sainteté de Jérusalem] aurait tenu tout d’abord au fait qu’une bonne partie des docteurs de la Loi s’opposait à la place d’honneur que les mystiques musulmans voulaient accorder à la ville ».

Administration et politique

Jérusalem tient une place importante à la fois dans les sentiments nationaux des Israéliens et des Palestiniens.

Jérusalem est la capitale d’Israël. La ville a été réunifiée en 1967 puis proclamée capitale éternelle de l’Etat d’Israël en 1980. La plupart des Etats du monde ne reconnaissent pas Jérusalem comme capitale d’Israël et ont leurs ambassades à Tel Aviv.

Limites administratives

Avant la guerre des 6 Jours, Jérusalem était divisée entre Israël et la Jordanie. La municipalité de Jérusalem israélienne couvrait alors 38 km² contre 6 côté Jordanien.

En 1967, au moment de la réunification de la ville, le conseil des ministres israélien fixe les nouvelles limites administratives de la ville. Jérusalem s’étend désormais sur 71 km². Les limites municipales sont fixées définitivement en 2 000, sa surface est de 125 km².

Le statut de Jérusalem

Depuis la guerre des Six Jours, Jérusalem est intégralement sous administration civile israélienne. Auparavant, la « ligne verte » séparait Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (Jordanie). Ce partage datait des accords d’armistice israélo-arabes de 1949, ils indiquaient que la ligne d’armistice ne préjugeait en rien des revendications territoriales ultérieures. L’accord israélo-jordanien précise dans son article VI.9 : « Ces lignes de démarcation sont agréées par les parties sans préjudice d’accords ultérieurs ou d’accords frontaliers ultérieurs ou de revendication ultérieures des parties ».

la conférence de Lausanne qui s’est déroulée du 27 avril au 12 septembre 1949, convoquée par la commission de conciliation des Nations Unies, a tenté de confirmer ces lignes d’armistice en frontières, sans succès. Les Nations Unies n’ont pas enregistré d’accords d’armistice mais une déclaration tripartite le 29 mai 1950, il s’agit d’une garantie et d’une surveillance par les membres occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, France, Royaume-Uni).

Le 24 avril 1950, la Chambre des députés jordanienne et la Chambre des notables ont voté le l’annexion de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie.

Le 30 juillet 1980 est promulgué la loi fondamentale israélienne. Elle proclame que « Jérusalem unifiée [est la] capitale éternelle et indivisible d’Israël ». L’ONU estime de par sa résolution 476 et sa résolution 478 adoptées au Conseil de sécurité de l’ONU que le vote du Parlement israélien est « une violation du droit international » et appelle les « États qui ont établi des missions diplomatiques à Jérusalem de retirer ces missions de la Ville sainte ». Elles déclarent que « l’acquisition de territoire par la force est inadmissible ». L’ONU considère que Jérusalem est occupée et que « les dispositions législatives et administratives prises par Israël […] n’ont aucune validité en droit et constituent une violation flagrante de la convention de Genève… ».

Le 31 juillet 1988, le roi Hussein de Jordanie déclare à la télévision que son pays abandonne ses revendications de souveraineté sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est à l’Organisation de libération de la Palestine. Cette déclaration n’a aucune de valeur en droit international.

Le 26 octobre 1994, les deux parties signent le Traité de paix israélo-jordanien. Les frontières internationales entre Israël et la Jordanie sont fixées. Mais, le traité de paix ne statut pas sur les territoires « sous contrôle militaire israélien depuis 1967 », notamment la partie est de Jérusalem. Le royaume de Jordanie se voit attribuer un « rôle spécial » sur les lieux de pèlerinage musulmans de Jérusalem. Ce rôle a servi ultérieurement pour des négociations sur le futur statut permanent de la ville, conformément à la Déclaration de 25 juillet 1994.

L’Autorité palestinienne a voté en 2000 une loi établissant Jérusalem capitale d’un futur État palestinien. La loi a été ratifiée en 2002.

Pour la communauté internationale, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien.

La question de la légitimité des revendication israéliennes et arabes sur Jérusalem fait également l’objet de débats d’ordre archéologique. Des fouilles sur le site du Temple de Jérusalem et de la cité de David sont en cours depuis 1967. On découvre régulièrement de nouveaux éléments attestant de la présence juive à Jérusalem depuis l’Antiquité. Les Palestiniens ont parfois été accusé de détruire des preuves archéologiques de l’existence juive à Jérusalem, ce à quoi ils répondent qu’Israël fragilise volontairement les fondations des mosquées de la vieille ville. Les experts israéliens qui se sont penchés sur la question ont constaté que les les fondations des mosquées ont été fragilisées, mais par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.

Position d’Israël

Après la proclamation de l’indépendance de l’État d’Israël en 1948 et la guerre qui s’ensuivit, Jérusalem ville se retrouve divisée entre une partie occidentale faisant partie d’Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie. Ces deux parties sont séparées par un no man’s land. En 1949, Jérusalem-Ouest devient la capitale d’Israël.

En 1967, après la guerre des Six Jours, Jérusalem est réunifiée et Israël la proclame capitale éternelle et indivisible. En 1996, aucun État n’a reconnu Jérusalem réunifiée comme capitale de l’Etat d’Israël et aucun n’y a encore d’ambassade. 

En 1980, Jérusalem est déclarée capitale éternelle et indivisible de l’Etat d’Israël par l’une des lois fondamentales d’Israël votée à la Knesset. C’est la Loi de Jérusalem. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, se trouvent à Jérusalem.

En 2000, malgré l’offre de Ehud Barak de donner la souveraineté palestinienne sur certains quartiers de Jérusalem comme Abou Dis et de laisser une gestion autonome aux quartiers palestiniens, le sommet de Camp David II est un échec qui met fin aux négociations.

Position de l’OLP et de l’Autorité Palestinienne

En 1988, le groupe terroriste OLP (Organisation de Libération de la Palestine) proclame un Etat palestinien qui aurait pour capitale Jérusalem. Par ailleurs, avant les années 1960, il n’est jamais fait mention d’un « état palestinien », Jérusalem et sa région ayant été sous de nombreuse dominations à travers l’histoire mais jamais sous celle des « palestiniens ». Selon de nombreuses sources, avant la création d’Israël, le terme ‘palestinien’ désignait les Juifs et avait une connotation péjorative pour les Arabes.

Le dirigeant de l’OLP de Yasser Arafat a toujours refusé d’avoir une autre capitale que Jérusalem pour un éventuel état palestinien. L’organisation terroriste ‘Organisation de Libération de la Palestine’ disposait à Jérusalem un siège officieux, la « Maison d’Orient », dirigée par Fayçal Husseini. En 2001, cette institution a été fermée pour cause de lien avec un groupe terroriste.

Position du Saint Siège

Le Vatican préconise « un statut spécial, internationalement garanti et déclare moralement et juridiquement inacceptable toute décision et action unilatérale qui modifie son caractère spécifique et son statut ».

Position de l’ONU

La position de l’ONU concernant Jérusalem est exprimée par la Résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies (le plan de partage de la Palestine) ainsi qu’aux résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.

Le Conseil de sécurité, par ses résolutions 476 et 478, prétend que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale éternelle et indivisible est nulle et non avenue, et considère qu’elle constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique (ambassades) de la ville.

Le 21 décembre 2017 la dixième session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU se réunit en urgence suite à après la décision du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem. L’ONU exhorte les Etats-Unis de ne pas établir leur ambassade à Jérusalem. Dans le cas contraire, cette serait déclaré nulle et non avenue. Cette résolution a été adoptée par 128 voix pour, 9 voix contre et 35 abstentions

La première proposition de l’ONU

Au moment du plan de partage de la Palestine après le mandate britannique en 1947, Jérusalem et Bethléem sont un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui aussi bien de l’État arabe que de l’État juif. Le but de cette séparation était de garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité. Le Comité spécial sur la Palestine prévoyait qu’après dix ans de Corpus Separatum, le statut définitif de Jérusalem ferait l’objet d’un référendum.

Positions internationales

Avant 1973, certains pays d’Afrique comme l’Ethiopie et la côte d’Ivoire avaient leurs ambassades à Jérusalem mais les relations diplomatiques ont été rompues après la guerre de Kippour en 1973.

Avant 1980 et la résolution 478 de l’Assemblée Générale de l’ONU, 13 pays avant leur ambassade à Jérusalem : la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, le Salvador, le Guatemala, Haïti, les Pays-Bas, le Panama, l’Uruguay, le Venezuela. Suite à la résolution de l’ONU, les ambassades ont été déplacées à Tel Aviv. De 1984 à 2006, les ambassades du Costa Rica et du Salvador étaient de retour à Jérusalem. Des consulats sont présents à Jérusalem, comme le consulat général de Grèce, le consulat français, ainsi que ceux du Royaume-Uni et des États-Unis. Ils ont pour attribution les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est. Les ambassades de la Bolivie et du Paraguay sont situées dans la banlieue de Jérusalem, à Mevasseret Tsion. Les Pays-Bas ont également un bureau à Jérusalem.

Le 8 novembre 1995, le Congrès américain a voté le Jerusalem Embassy Act qui reconnaît Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, demande que la ville demeure indivise et prévoie des fonds pour y implanter l’ambassade américaine avant le 31 mai 1999. Cependant le déménagement de l’ambassade a été reporté de six mois en six mois, jusqu’au 6 décembre 2017. Le président Donald Trump, ayant une approche différente du conflit israélo-palestinien, officialise internationalement la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale, et donne des instructions pour y transférer l’ambassade.

Contrairement à celle de Trump, la politique de la Maison-Blanche d’Obama était propalestinienne, on l’a vu avec le comportement du porte-parole à l’occasion de l’éloge mortuaire de l’ancien président israélien Shimon Peres, modifiait l’expression “Jerusalem, Israel” en supprimant le mot “Israel”.

La décision a été condamnée par certains alliés de Washington et par l’Assemblée générale des Nations Unies. Le roi saoudien a déclaré qu’elle risque de provoquer « la colère des Musulmans ». Cette déclaration est intervenue trois jours après que son fils ait proposé à Mahmoud Abbas de renoncer à Jérusalem-Est comme capitale.

Les États-Unis inaugurent officiellement leur ambassade à Jérusalem le 14 mai 2018, imités ensuite par le Guatemala le 16 mai et le Paraguay le 21 mai. Le nouveau président du Paraguay, Mario Abdo est lui revenu ultérieurement sur cette décision.

Pour le Royaume-Uni, le statut de Jérusalem doit être défini après négociations entre les parties israélienne et palestinienne. Il reconnaît le contrôle de fait d’Israël sur la partie occidentale de la ville mais considère Jérusalem-Est comme territoire occupé. Le Royaume-Uni ne reconnaît aucune souveraineté sur la ville.

Le 30 novembre 2009, Bernard Kouchner alors ministre des affaires étrangères a déclaré dans les pages du Figaro : « Pour nous, Jérusalem doit être, à la fois la capitale de l’État d’Israël et du futur État palestinien ».

Le 8 décembre 2009, l’Union européenne exhorte Israël à diviser Jérusalem en deux pour en faire les capitales de deux États hébreu et palestinien. Les pays membre de l’UE « ne reconnaîtront aucun changement autre que négocié » au statut d’avant 1967.

Le 15 décembre 2018, l’Australie reconnait Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël, mais n’y transfert pas son ambassade, qui reste donc à Tel-Aviv. Le premier ministre Scott Morrison conditionne le transfert de l’ambassade à la conclusion d’un improbable accord de paix et annonce le projet d’ouvrir à Jérusalem un bureau chargé de la défense et du commerce.

 

 

La question démographique

Statistiques

En 1948, l’armée Jordanienne expulse les Juifs de Jérusalem-Est. En 1967, au moment de la réunification de Jérusalem, Jérusalem-Est comptait 44 000 palestiniens.

Dan Diker, ancien secrétaire général du Congrès juif mondial (CJM) et analyste du Moyen-Orient, rappelle que Jérusalem était à majorité juive jusqu’à l’occupation jordanienne. La population arabe de la ville est passée de 26,6 % en 1967 à 31,7 % en 2000 et le nombre de constructions dans les quartiers arabes est plus important que dans les quartiers juifs.

Politique et territoires démographiques

En 1980, la loi de Jérusalem proclame Jérusalem une et indivisible et avec des frontières municipales étendues. En 21 juin 1998, la Knesset approuve le plan « Grand Jérusalem », proposé par Benjamin Netanyahou. Le 13 juillet 1998, les Nations unies avaient exhorté Israël de renoncer à ce plan.

La superficie totale de ce « Très Grand Jérusalem » est d’environ 900 km2. Il est relié administrativement et par les infrastructures de transports (transports en commun, autoroutes).

Afin de réduire le nombre d’attentats terroristes palestiniens, Israël a édifié, entre 2002 et 2006, une barrière de séparation entre les territoires sous son contrôle et ceux sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne.

Economie

Les pèlerinages religieux ont occupé, à travers l’histoire, une grande place dans l’économie de Jérusalem. Aujourd’hui, il est complété par le tourisme. Les entreprise publiques israéliennes sont des acteurs majeurs dans l’économie de la ville. L’Etat d’Israël et ses institution génèrent un grand nombre d’emploi et s’efforcent d’offrir des conditions propices à la création d’entreprise.

De plus en plus de société spécialisé dans la high tech quittent Tel Aviv, centre financier du pays, pour Jérusalem. Har Hatzvin, zone industrielle située au nord de la ville accueille plusieurs grandes sociétés comme Intel, Teva Pharmaceutical Industries, et ECI Telecom.

La zone industrielle d’Atarot au nord de Jérusalem rassemble les usines de la région. Les principales industries de Jérusalem, citons les fabriques de chaussures, le textile, l’industrie pharmaceutique, les produits de métaux, et les articles imprimés.

Art et culture

La pierre de Jérusalem

Depuis un décret de 1918, toutes les nouvelles constructions et les restaurations patrimoniales effectuées à Jérusalem sont réalisées majoritairement en pierre calcaire ou « pierre de Jérusalem », particulièrement la catégorie grey gold (« or gris ») issue des monts de Judée. Cette pierre était déjà utilisée dans l’Antiquité et elle sert encore aujourd’hui pour les édifices publics comme pour les bâtiments privés.

Monuments et archéologie

Jérusalem compte un grand nombre de monuments religieux ainsi que de sites historiques, comme le Mur occidental (Mur des Lamentations pour les Chrétiens), la mosquée al-Aqsa et le dôme du Rocher, l’église du Saint-Sépulcre. La Vieille Ville est complètement fortifiée de murailles datant du XVIe siècle. Il y a, à Jérusalem, de nombreux sites archéologiques, notamment les écuries de Salomon ou la Cité de David.

Le Musée national d’Israël

Le Musée national d’Israël a été fondé en 1965, c’est l’un des plus riches du Moyen-Orient avec près de 500 000 œuvres.

Il contient des collections issues de fouilles archéologiques allant de la préhistoire à l’époque moderne, et de dons importants provenant de tous les continents. Il comprend cinq ailes thématiques : Archéologie, Beaux-arts, Judaïca (ethnologie juive), Sanctuaire du Livre (exposant les plus anciens manuscrits bibliques au monde, dits manuscrits de la Mer morte, des grottes de Qumran), Jeunesse et médiation culturelle comportant des programmes qui stimulent la compréhension entre jeunes juifs et arabes.

Est également exposé la spectaculaire maquette de Jérusalem à l’époque du Second Temple (Ier siècle) avant sa destruction par les Romains, des répliques à l’identique de synagogues européennes du XVIIe siècle. Sans oublier le célèbre Jardin d’art Billy Rose, conçu par le sculpteur nippo-américain Isamu Noguchi, et considéré comme l’un des plus beaux jardins d’art sculptural du XXe siècle. Il sert de cadre à des festivals, des spectacles de danse ou des concerts de qualité au milieu de nombreuses aires de détente.

Ce musée est installé sur un campus de plus de 80 000 mètres carrés. Il reçoit près d’un million de visiteurs par an dont un tiers de touristes étrangers. Outre les programmes proposés sur son campus principal, le Musée d’Israël dispose également de deux autres établissements à Jérusalem : la Maison Ticho (exposant des œuvres d’artistes de toutes disciplines) liée à l’Académie d’art Bezalel, institut centenaire situé sur le mont Scorpus, ainsi que le musée Rockefeller (archéologie de la terre d’Israël et de Palestine), dont l’édifice a été érigé en 1938.

Le Musée des pays de la Bible

Le Musée des pays de la Bible de Jérusalem explore et retrace la civilisation et la culture de tous les peuples que mentionne la Bible. Il s’agit du est le seul musée d’histoire au monde à offrir une telle exposition. Ses trésors archéologiques des cultures du Proche-Orient remontent de la préhistoire jusqu’à la rédaction du Talmud, au début de l’ère commune. Il s’y tient des conférences sur tous les aspects culturels de la région. Ce musée est renommé internationalement en tant que centre universel pour la programmation culturelle et éducative.

Le Musée d’art islamique

La mécène britannique Lady Vera Salomons a fondé le musée d’art islamique 1974. Il s’agit du seul de ce genre en Israël.

Il recèle l’une des plus importantes collections au monde d’art islamique allant du VIIe au XIXe siècle. Il compte plus de 3000 pièces rares en provenance d’Égypte, de Syrie, d’Irak, d’Iran, de Turquie, d’Afghanistan, d’Inde ou d’Espagne. Toutes ces œuvres révèlent les raffinements du monde artistique et culturel musulman.

Une collection permanente d’œuvres est présentée ainsi que des expositions temporaires qui lui font toujours écho.

Le musée expose également la collection Salomons de montres et horloges remarquables. Il développe aussi des partenariats culturels, éducatifs ou événementiels en Israël et à l’étranger. Il soutient activement la création et le développement de ponts culturels et la promotion du dialogue entre arabes et juifs, conformément aux vœux de sa fondatrice.

Parcs

En 1971, le maire de Jérusalem a commandé à l’artiste par Teddy Kollek une sculpture monumentale de Niki de Saint Phalle : Le Golem. Elle a été inaugurée en 1972 dans le parc Rabinovitch ou Mifletzet (Monster) Park. Ce parc contient aussi Hommage à Jérusalem, un stabile d’Alexander Calder, réalisé en 1976/1977.

Le par cet ses nombreuses œuvres situés sur le mont Herzl, à l’ouest de Jérusalem.

en 1994, Niki de Saint Phalle a réalisé L’Arche de Noé, un grand nombre de sculptures monumentales d’animaux visible au Zoo biblique de Jérusalem.

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