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Pessah

Table des matières

Pessah en 2021

Selon le calendrier hébraïque, Pessah sera célébrée en 2021 du dimanche 28 mars au dimanche 4 avril. La fête débutera le samedi 27 dès la tombée de la nuit. Plusieurs temps sont observés lors de Pessah.

 

Les deux premiers jours et les deux derniers jours, qui commémorent le passage de la Mer Rouge, sont des jours de fête. On allume les bougies de la fête le soir, et on fait le Kidouch suivi d’un repas de fête. On ne va pas au travail et on s’abstient de conduire, d’écrire ou d’allumer et éteindre les appareils électriques. Il est malgré tout permis de cuisiner. Le premier soir de Pessah, lors de la cérémonie du Séder (סדר), on lit le récit Hagada (הגדה) de la sortie d’Egypte.

 

Les autres jours entre ceux du début et de la fin de Pessah sont appelés ‘Hol Hamoed, les demi-fêtes. La plupart des travaux y sont permis.

 

Dans les temps anciens, Pessah comprenait le sacrifice de l’agneau pascal, qui était rôti et mangé au Séder, la première nuit de la fête. Ce fut le cas jusqu’à ce que le Temple de Jérusalem soit détruit au 1er siècle.

Pessah

Pessah (hébreu פֶּסַח) est l’une des trois fêtes de pèlerinage du judaïsme, au cours de laquelle on célèbre l’Exode hors d’Égypte, la fin de l’esclavage et le début des moissons.

Elle commence le 14 Nissan à la tombée de la nuit (fin du mois de mars ou au mois d’avril dans le calendrier grégorien) et dure sept jours (huit pour les juifs en Diaspora). Cette fête inaugure la période de l’Omer qui conduit à la fête de Chavouot.

Nisan est le premier moi du calendrier juif. Appelé « ‘hodesh ha-aviv » (ou mois du printemps) dans la Torah, il rappelle l’établissement du premier jour de Nissan de l’an 2448 où, deux semaines avant l’Exode, Dieu montra à Moïse la nouvelle lune croissante. « Ce mois sera pour vous la tête des mois, le premier des mois de l’année » Exode, 12.2. Cette première mitsva (commandement de Dieu) donna lieu au calendrier lunaire que les juifs suivent depuis lors.

Pessah qui veut dire « Dieu est passé » (Dieu passa par-dessus les maisons juives lorsqu’Il tua les premiers-nés égyptiens la première nuit de Pessah) est considéré comme la fête de l’indépendance du peuple juif parti d’Égypte dans la nuit du 15 Nissan 2447, emportant avec eux du pain non levé (pain azyme). Pessah est aussi associé au sacrifice d’un agneau que Dieu a demandé aux Hébreux pour célébrer cette libération.

Cette fête toraïque imposée par Dieu dès la première année de l’exode est inscrite dans le Lévitique, 23.5 : « Le premier mois, au quatorzième jour du mois vers le soir, ce sera Pessahh pour l’Eternel (בַּחֹדֶשׁ הָרִאשׁוֹן, בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר לַחֹדֶשׁבֵּין הָעַרְבָּיִם: פֶּסַח, לַיהוָה ) Et le quinzième jour de ce mois sera la fête des azymes : sept jours durant vous mangerez des Matsot. Le premier jour sera pour vous une convocation sainte, vous ne ferez aucun travail profane. Vous apporterez un sacrifice à l’Eternel durant sept jours. Le huitième jour sera une convocation sainte ; vous ne ferez aucun travail profane. »

Ainsi pendant sept jours (huit pour les juifs en Diaspora) du 15 au 22 du mois hébraïque de Nissan, les juifs célèbrent cet événement et s’abstiennent de consommer toute pâte levée, symbole de l’arrogance et du mépris des oppresseurs égyptiens. Lors de cette fête, chacun est invité à célébrer les repas du Séder qui incluent les quatre coupes de vin, la consommation de matsa et d’herbes amères. C’est enfin le temps de la lecture et du récit de l’histoire de l’Exode.

L’Exode

Après des années d’esclavages sous le règne des Pharaons d’Egypte, Dieu vit la détresse de son peuple et envoya Moïse chez Pharaon chargé de ce message : « Laisse partir Mon peuple, pour qu’il Me serve. ». Malgré de nombreuses mise en garde, Pharaon refusa d’obéir à l’ordre divin. Dieu envoya alors sur ce pays les dix plaies dévastatrices qui y semèrent la désolation en détruisant tout. Au milieu de la nuit du 15 Nissan de l’année 2448, Dieu infligea aux Égyptiens la dernière des dix plaies qui tua tous leurs premiers-nés, épargnant les Enfants d’Israël, « sautant par-dessus » leurs maisons d’où le nom de la fête Pessah qui signifie « le saut » en hébreu.

Impuissant face à la colère divine, Pharaon chassa alors les hébreux du pays. Les juifs partirent si vite que le pain qui devait leur servir de provision pour la route n’eut pas le temps de lever. Mais, peu après le départ d’Egypte, Pharaon changea d’avis et envoya des soldats pour les ramener. Les Israélites s’échappèrent, traversant la mer rouge à pied sec, où les eaux s’étaient ouvertes pour leur laisser un passage. Une fois sur l’autre rive, la mer se referma sur les poursuivants égyptiens. Les 600 000 hommes, femmes et enfants, entamèrent alors un voyage vers le mont Sinaï pour le pays de Canaan, donnant ainsi naissance au peuple élu de Dieu.

L’Exode (יציאת מצרים ou Yetsi’at Mitzrayim) qui raconte la sortie d’Egypte, sous la conduite de Moïse et Aaron, pour le pays de Canaan afin d’en prendre possession selon la promesse divine, est un des événements fondateurs du judaïsme, avec le don de la Torah sur le mont Sinaï et la proclamation des Dix Commandements. Ce départ d’Égypte et la longue traversée de quarante années du désert qui a suivi sont racontés dans les Livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.

Célébrer Pessah

Pessah, célébré lors du mois de Nissan, premier mois du calendrier hébraïque, est un temps essentiel pour les juifs. Cette fête inscrit depuis des millénaires le souvenir des origines, à savoir la sortie d’Egypte et la liberté accordée par Dieu pour s’installer au pays de Canaan. Ce temps de Pessah s’accompagne alors de moments forts avec des obligations et des interdits, propres à chaque jours du temps de cette fête.

Avant Pessah

Entrer dans le temps de Pessah demande une préparation spirituelle. Entre le 14 adar (fête de Pourim) et le premier jour de Pessah, soit environs un mois plus tard, il est de tradition de lire quatre textes bibliques, ou parashiyot (ארבע פרשיות ou « sections de lecture ») dont les thèmes peuvent être considérés comme une préparation spirituelle. Lors de l’entrée dans le mois de nisan, le texte des « supplications » (תחנון , Tahanoun) n’est plus lu, tout comme d’autres extraits austères des textes. Dans les jours avant Pessah, des quêtes sont organisées afin de permettre aux pauvres des s’acheter de la farine pour confectionner les matzot et lors du shabbat qui précède Pessah, un sermon est délivré à la synagogue afin de rappeler les principales lois de cette fête.

 

Avant Pessah, chacun est invité à rechercher et détruire le « ‘hametz » partout chez soi. Le ‘hametz (ou grain fermenté de type blé, orge, seigle, avoine, épeautre et leurs dérivés qui n’ont pas été empêchés de lever ou de fermenter) ne doivent pas seulement être consommés, mais aussi détruits. Bien souvent, ce ‘hametz est présent, même sous forme de traces, dans la composition des aliments industriels et doivent eux aussi être éliminés. Pessah est alors l’occasion d’un grand nettoyage des maisons pour éradiquer partout chaque particules ou poussières de ces grains. Bien sûr, tous les ustensiles de cuisine doivent aussi être minutieusement nettoyés. Il n’est pas rare que dans les familles de trouver un service de vaisselle spécialement réservé pour Pessah. Puis, avant le début du séder, à la mi journée, on réalise les derniers préparatifs en récitant la prière de min’ha.

 

Le soir, à la tombée du jour, les femmes allument les bougies en l’honneur de ce yom tov (« jour faste ») et récitent la bénédiction appropriée, ou bien attendent que leur mari ne le fasse lors du kiddoush (cérémonie de sanctification d’un jour saint comme shabbat ou une fête biblique, au moyen d’une bénédiction prononcée sur une coupe de vin casher).

Le Séder 

Célébré le soir du 14 nissan en terre d’Israël, (les soirs du 14 et du 15 nissan pour la diaspora), le Séder (סדר , « ordre ») est un repas hautement symbolique propre à la fête de Pessah. Il comprend la lecture de textes, la consommation de vin et d’aliments spéciaux, des histoires et des chants. Ce moment permet de revivre et de transmettre aux plus jeunes l’accession des Hébreux à la liberté après les années d’esclavage en Égypte. Ainsi, lors de Séder, chacun éprouve cette histoire par le récit des patriarches (Abraham, Jacob, Isaac) les souffrances du peuple juif en esclavage, les dix plaies envoyées par Dieu pour punir Pharaon et sa nation, le départ des familles pour le pays de Canaan et le passage miraculeux de la Mer Rouge. Les aliments amers consommés sont là pour renforcer le sentiment d’affliction et de pauvreté vécu par ses ancêtres. Lors de Séder, l’Exode devient alors une réalité.

 

Au cours de cette soirée, tous les aliments sont disposés sur un plateau appelé kéara. On consommera ainsi quatre verres de vin, des légumes trempés dans l’eau salée, du pain plat et sec (matsa), des herbes amères (comme du raifort ou de la laitue romaine) trempés dans du ‘harosset (une pâte faite de noix, de pommes, de poires et de vin). Ce repas festif est souvent complété par des plats traditionnels. Chacun de ces mets trouve sa place dans un déroulement de la soirée en 15 étapes décrites dans un livre appelé Haggadah.

Les 15 étapes du Séder

 La cérémonie débute par la récitation du kiddouch, qui proclame la sainteté de la fête. Cette bénédiction (Kadesh) se fait en tenant un verre de vin, le premier des quatre qui seront bus lors de Séder.

 

Ensuite, il s’agit de se laver les mains de la manière rituelle habituelle (Our’hats), mais sans la bénédiction. Vient après l’étape de karpas (le hors d’oeuvre). Un petit morceau de légume est alors plongé dans de l’eau salée puis mangé (une bénédiction sur les légumes est aussi récitée). Karpas évoque le travail pénible enduré par les hébreux sous Pharaon.

 

Après le hors d’œuvre, la masta posée au centre sur le plateau du Séder est brisé en deux (Ya’hats). Cette manière de briser ce pain permet de rappeler le passage de la Mer Rouge avec l’aide de Dieu. La plus petite partie de ce «  pain de misère » sera consommée une fois racontée l’histoire de l’Exode. Le morceau le plus grand sera mangé lors d’une étape ultérieure.

 

Lors de la 5e étape du Séder, le plateau sur la table est écarté et un second verre de vin est versé. C’est alors le moment où les enfants posent quatre questions (« ma nishtana » ou en hébreu :מה נשתנה « qu’y a-t-il de changé ? »), les mêmes qui sont posées depuis les premières célébrations de Pessah à même date depuis les temps anciens.

 

« Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits ? Pourquoi ne mangeons-nous que de la matsa durant Pessah ? Pourquoi mangeons-nous des herbes amères ? Pourquoi trempons-nous nos aliments deux fois par jour ? »

C’est l’instant le plus important de Séder et peut-être de la fête de Pessah où la tradition, l’histoire entre passé et présent se perpétuent entre générations. Ces questions donnent lieu alors à la lecture de la Haggadah qui raconte l’histoire de l’Exode d’Égypte. C’est aussi un moment de discussion sur le thème de la liberté. Cette lecture se termine en remerciant Dieu d’avoir libéré les Hébreux et en prononçant une prière pour la Rédemption finale.

 

Après la lecture de la première partie de la Haggadah en buvant le deuxième verre de vin, les mains sont de nouveau lavées.

 

Trois matsas sont alors tenues en main (avec la matsa cassée entre les deux entières). Après la bénédiction habituelle avant de manger le pain, on laisse alors la matsa inférieure retomber sur le plateau, et en tenant la matsa supérieure entière avec celle cassée du milieu. Le « Al akhilat matsa » est alors récité. Puis on brise un peu de la matsa supérieure et peu de matsa du milieu. On mange alors les deux morceaux ensemble, en s’accoudant.

 

Après, « Ma nishtana », le temps culminant de Pessah, deux autres étapes sont à respecter avant le festin. Tout d’abord, on mange des herbes amères trempées dans le ‘harosset en récitant la bénédiction « Al akhilat maror ». Ensuite, on mangera, en s’accoudant, un sandwich de matsa et de maror (on appelle cela le sandwich de Hillel). Pour cela, une part de la matsa inférieure est utilisée et on place des herbes amères trempées dans le ‘harosset entre deux morceaux de matsa, puis on dit « Kène assah Hillel…»

 

Vient ensuite le temps du festin (Choul’hane Orekh). Il commence toujours en mageant un œuf deu trempé dans de l’eau salé afin de rappeler que le repas est servi sans l’agneau sacrificiel. En effet, le morceau d’agneau ou de poulet présenté sur le plateau du Séder (Zéroa) ne sera pas consommé ce soir-là. Lors de ce festin, plusieurs histoires de Pessah seront racontées.

 

A la fin du repas, la demi-matsa qui avait été mise de côté est mangée accoudé (c’est l’étape de « Tsafoun » ou sortie de cachette). C’est le symbole de l’agneau pascal consommé par les ancêtres à la fin du Séder de Pessa’h. Puis, chacun boira deux autres coupes de vin.

 

Trois dernières étapes vont marquer la fin du repas. Il s’agit d’abord des bénédictions (Berakh) accompagnées d’un troisième verre de vin qu’on boit accoudés dans la coupe d’Elie, Prophète qui a annoncé la venue de Machia’h (le Messie).

 

Puis, après avoir rendu grâce au Tout-Puissant qui conduit le peuple juif, c’est alors le moment des chants et de la récitation du Hallelen buvant le quatrième verre de vin accoudés.

 

Le repas de Séder se termine par l’acceptation (Nirtsa). Est alors prononcé « Leshanah habaah bi Yeroushalayim !» (qui signifie : l’an prochain à Jérusalem).

 

 

Le compte du Omer

 

Si dans le calendrier hébraïque Pourim annonce la fête de Pessah, cette dernière est aussi une étape qui conduira jusqu’à Chavouot. Ainsi, à partir du second soir de Pessah, une Mitsva de la Torah ordonne de compter les quarante-neuf jours, «Les jours du Omer», qui séparent Pessah de Chavouot. A partir de cette date, il conviendra alors de compter, après chaque prière du soir, le nombre des jours jusqu’à Chavouot.

 

Ce décompte des 49 jours de Omer est accompagné de coutumes et obligations spécifiques. Il ne faudra pas célébrer de mariage, ni se couper les cheveux. On s’abstiendra aussi d’entreprendre des travaux entre le coucher du soleil et le décompte de Omer lors de la prière du soir.

Les ‘Hol Hamoed 

Pessah dure huit jours. Les deux premiers et les deux derniers jours sont des jours de fête. Les cinq jours intermédiaires sont les ‘Hol Hamoed (jours intermédiaires ou les jours de semaine de la fête)

On retrouve aussi des Hol Hamoed au moment de Soukkot (Fête des Cabanes ou des Tabernacles).

 

Lors de ces ‘Hol Hamoed, plusieurs activités sont autorisées (conduire une voiture, utiliser l’électricité), mais il faut par contre éviter d’aller au travail, de faire la lessive ou encore écrire et traiter des affaires commerciales. D’autres mitsvas doivent aussi être observées lors de ces jours intermédiaires. Il n’est pas possible non plus de manger de ‘hamets pendant les ‘Hol Hamoed de Pessah, ni de faire des courses au-delà de ce qui serait nécessaire. Il est aussi interdit de se raser et de se couper les cheveux. Il est aussi interdit de jeûner et de célébrer des mariages. En cas de deuil, il conviendra de demander conseil auprès d’un rabbin.

 

Par contre une mitsva impose d’être joyeux et de porter des habits de fête. Plus généralement, ‘Hol Hamoed est le moment idéal pour organiser des sorties en famille. D’autres activités sont aussi autorisées, comme cuisiner en vu des repas de fête, accomplir une action des soins médicaux, ainsi que tout travail non pénible.

Les deux derniers jours de Pessah

Pessah, fêté lors du mois de Nizan, premier mois de l’année du calendrier hébraïque, invite à entrer dans un temps sacré de sept jours (huit pour les juifs en diaspora), pour revivre la libération du peuple juif et la sortie d’Égypte pour la terre de Canaan. Si le Séder était marqué par le moment culminant des quatre questions des enfants sur l’origine de l’Exode et le sens de la liberté, les deux derniers jours de Pessah ont une autre signification.

 

Les jours de ‘Hol Hamoed, où il convient de conserver un esprit solennel, expriment que la libération n’est pas tout à fait achevée. Les deux derniers jours de Pessah parachèveront ce cycle par le souvenir du passage de la Mer Rouge (aussi appelée la mer de Joncs), avec l’aide de Dieu. Ces deux derniers jours expriment ainsi que les chaînes qui entravaient les hébreux sont alors définitivement rompues et invitent aussi à la réflexion sur celles qui restent à briser. Pendant ces deux jours, il s’agit alors de revivre et de ressentir ce sentiment de liberté.

 

Plusieurs préceptes sont à observer lors de ces deux derniers jours de Pessah. Les bougies de la fête seront allumées. Le repas festif seront précédés du kiddouch chacun des deux soirs et des deux jours. Ces deux jours, il ne faut ni travailler, ni conduite, ni écrire, ni allumer ou éteindre des appareils électriques.

 

Le premier soir de cette fin de Pessah, beaucoup étudient la Torah avec des amis pour revivre cette expérience de la liberté retrouvée par ce passage de la Mer Rouge. Puis, le lendemain, chacun est invité à lire l’histoire de l’ouverture de la mer des Joncs dans la Torah. Puis ce seront des chants de louanges, avant de se mettre debout pour la lecture du Cantique de la mer.

 

Le deuxième soir, ceux qui ont un parent décédé allument une bougie de 24 heures avant la nuit, à partir d’une flamme préexistante. Le deuxième jour, la prière de Yizkor sera prononcée en souvenir des défunts lors de l’office du matin.

Le troisième repas du dernier jour de Pessa’h

 L’après-midi du dernier jour de Pessa’h, il est de coutume de prendre un troisième repas appelé Séoudat Machia’h. Ce repas est ainsi appelé, car, le dernier jour de Pessa’h est un « rayonnement du Machia’h » qui se révèle dans le monde. Cela fait référence à Isaïe 10,32-12,6 qui décrit l’ère messianique et la personnalité du roi Machia’h.

 

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.

Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.

Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. » Isaïe 11,1-9.

 

Lors de ce repas, on consomme des matsot accompagnées d’un autre aliment. Quatre verres de vin seront bus, comme le symbole de la délivrance messianique. Si en effet les quatre verres de vins pris lors du Séder exprimaient la mémoire de la sortie d’Egypte, ces quatre verres lors du dernier repas de Pessah renvoient au Midrache qui rappelle que Dieu fera boire aux ennemis des hébreux quatre verres de calamités, mais aussi quatre verres de consolation aux Enfants d’Israël.

 

Le cycle de Pessah, lors du mois de Nissan, établie un passage entre le souvenir de la sortie d’Egypte et la liberté qui sera accordée au moment de la délivrance messianique. Établissant alors un lien entre le passé, le présent et l’avenir, Pessah est une des fêtes les plus importantes du calendrier hébraïque.