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Beit Shemesh

Table des matières

Beit Shemesh encore appelé Beth Shamesh ou Bet Shemesh en Latin et souvent Beth-Shemesh en version anglaise de la Bible hébraïque est une ville d’Israël. Elle est située à 30 Km à l’Ouest du district de Jérusalem abritant une population de 114.371 habitants d’après le recensement de 2017. Elle couvre une superficie de 31,259 Km² et sa population est dense de 3.300 habitants par Km². Elle est localisée entre 31°44′44.47″ latitude Nord et 34°59′11.93″ longitude Est. Son histoire date des périodes prébibliques. La ville contemporaine de Beit Shemesh a été construite en 1950. Elle est dirigée par son maire actuel qui est Aliza Bloch.

Histoire de la ville de Beit Shemesh

Ville cananéenne et israélite

La ville antique de Beit Shemesh (“maison du soleil” ou “temple du soleil” en hébreu) portait à la base l’appellation de la déesse du soleil cananéenne “Shemesh“, qui y était adorée en ces temps. Les décombres de la ville séculaire biblique sont situés sur un site appelé Tel Beit Shemesh (Tell er-Rumeileh), non loin de la ville moderne. Tout au long des écrits d’Amarna, Shemesh et Addu sont mentionnés un certain nombre de fois comme l’un des plus grands dieux: le Pharaon est “semblable à Addu et Shamash”. Le nom Beth-Shemesh était attribué à (au moins) deux endroits différents en Palestine et un autre en Égypte.

Dans la Bible hébraïque, Josué mentionne Beit Shemesh comme une ville appartenant au territoire de la tribu de Juda et frontière avec celle de la tribu de Dan. Dans Josué 21:16 , cette ville a été classée parmi les 13 villes kohaniques des prêtres de la tribu de Lévi, les Kohanim. Ensuite, une autre nommée Beit Shemesh, est mentionnée plus tard dans Josué 19:38, et celle-ci située sur le territoire de la tribu de Nephtali. Le premier livre de Samuel parle de celle qui est à la frontière des territoires de la tribu de Juda comme étant la première rencontrée par l’ Arche de l’Alliance sur le chemin du retour de Philistia après avoir été capturée par les Philistins au combat.

La pierre sur laquelle l’arche a été mise est enregistrée comme étant toujours située là pendant la rédaction des Livres de Samuel. Dans la traduction de King James, cette pierre est décrite comme “la grande pierre d’Abel”.

Beit Shemesh est à nouveau indiqué dans 2 Rois 14 comme étant le lieu de la guerre entre Amaziah, roi de Judée et Jehoash, roi d’Israël.

Après la dégradation d’une majeure partie de Judah par Sennachérib en 701 avant notre ère, la ville fut laissée pendant une période. Mais il paraît qu’une troupe de Judaïtes aient tenté de rétablir Beth Shemesh, à en juger par l’aménagement du château d’eau du siècle avant notre ère. Cependant, après l’acquisition babylonienne de Juda au début des années 580, les nouveaux dirigeants babyloniens et la métropole philistine voisine d’Ekron se sont unis. Cet union a permis de mettre fin à l’initiative en récupérant et en fixant le réservoir d’eau vital, qui n’a été découvert qu’en 2004. Lors du premier retour juif, au commencement de l’époque du Second Temple, il n’y a pas eu de renouvellement stable de la ville. Contrairement à plusieurs autres endroits avoisinants bien qu’ils soient incertain ou contesté comme : Beit Guvrin, Maresha et d’autres. En effet, les petites cités arabes de Dayr Raban et Dayr Rafat ont eu recours à des rocs pour la fondation de cette source très ancienne.

Epoque byzantine

Un couvent et d’autres ruines de l’époque byzantine ont été découverts sur le site de Tell.

Epoque Ottomane avancée

Durant la période avancée du 19ème siècle, le secteur était connu comme “Ain Shems“ ou “Khirbet Ain Shems”. Il était utilisé de façon transitoire comme domicile pour la période de récolte par les arabes locaux. La petite mosquée d’Abu Mizar était construite là.

 

Guerre de l’année 1948 

Pendant, les conflits israélo-arabe de 1948, les troupes égyptiennes occupent le territoire et installent un poste renforcé, appelé “Mishlat” en hébreu, sur une colline qui dominait Beit Shemesh, dans le village arabe de Dayr Aban. L’office a changé de position plusieurs fois au cours des conflits. La brigade de Harel a accaparée une partie du poste pendant plusieurs mois, d’où le nom de “poste commun” ou “Mishlat HaMeshutaf”. Une distance de 60 mètres le sépare de celui des forces ennemies. Le Mishlat a finalement été conquéri par les troupes de Harel dans l’assaut de Ha-Har, dans la nuit du 19 au 20 octobre 1948.

Beit Shemesh est l’endroit à partir duquel le prétendu convoi de 35 a tenté d’amener des acomptes assaillir Gush Etzion. Le 15 janvier 1948, une équipe de 38 volontaires Palmach partis de Hartuv près de Beit Shemesh. Après qu’un adhérent de l’équipe se soit foulé la cheville, il est rentré accompagner de deux autres. L’équipe au paravent qui était à 38 membres se retrouve à 35 et poursuivi son chemin. Il a été repéré par deux dames arabes qui ont croisé deux de ses éclaireurs près de Surif. Une version ancienne stipule que les soldats ont été découverts par un berger arabe mais qu’ils l’on simplement laissé partir sans l’avoir blessé. Cette version était basée sur un éloge funèbre écrit par Ben Gourion et est apparemment apocryphe. Le convoi de 35 a ensuite été tué lors d’une bataille avec des villageois et une légion arabe.

État d’Israël

Le 6 Décembre 1950, Hartuv déplaçait les personnes du camp “Ma’abarat Har-Tuv” et les installaient le même jour sur le site de Moshav Naham. Les premiers habitants étaient des immigrants Bulgares Juifs. Ensuite, ils ont été rejoints par plusieurs autres immigrants Bulgares Juifs venant de l’Iran, Iraq, Roumanie, Maroc et de Kurdistan. En 1952, la première habitation stable a été construite à Beit Shemesh. Avant 1948, le voisinage du Ramat Beit Shemesh était le site appartenant au village Arabe Bayt Nattif. Ce village était fondé sur les ruines de l’ancienne cité de Juda et de celles des colonies des Juifs de ce temps tel que les sols mosaïques, les établissements vinicoles et autres débris spécialement de la période du roi Hasmonean et même plus tôt. Cette région est en ce moment sous litige afin de la conserver et avait été l’objet d’une campagne du peuple.

Au commencement, Beit Shemesh est arrivé à se faire illustrer comme “la ville du développement ” hébergeant plusieurs immigrés venant essentiellement d’Afrique du Nord. En 1977, après une annonce dans le Haaretz journal, Beit Shemesh a été aperçu comme le principal avant-poste de Menahem Begin. Il a promis de rétablir les quartiers et lorsque le Likoud a pris le pouvoir, les placements de capitaux dans la ville ont augmenté. La police israélienne possède une unité spécialisée dans la destruction des bombes et d’un centre de formation à Beit Shemesh.

Sports

Beit Shemesh dispose pour son divertissement de nombreux clubs relevant des principales associations sportives (Beitar, Hapoel et Maccabi). La ville a des équipes de football constituées des équipes juniors, et des équipes séniors : les âgés de plus de 35 ans. Elle s’est prévalue d’une franchise dans laLigue israélienne de baseball. Les Beit Shemesh Blue Sox ont représenté leur ville à l’unique saison de la ligue, bien qu’ils aient défendu leurs matchs avec Gezer Field du Kibbutz Gezer en raison du déficit d’équipements adéquats à Beit Shemesh. Il y a de plus une petite ligue très compétente et vive à Beit Shemesh et à Ramat Beit Shemesh, qui compte plus de 300 adhérents. 

Au niveau du judo, Elitzur Beit Shemesh a remporté de nombreuses victoires. Plusieurs prix lui ont été décernés. En 2001, le champion de Kung Fu d’Israël et champion du monde Nunchaku était Eli Ivgi. Il est né, a grandi et vit à Beit Shemesh. 

La mise en place d’un terrain de baseball de taille suivant les normes réglementaires à Bet Shemesh est envisagée. La cérémonie de lancement des travaux a lieu le 6 janvier 2017.

Conflit israélo-arabe

Le 13 mars 1997, sept jeunes filles de 13 et 14 ans de l’école AMIT Feurst de Beit Shemesh ont trouvé la mort aux mains d’un soldat jordanien sur le site de “l’Ile de la paix ” à Naharayim. Alors qu’elles se rendaient, avec un voyage de classe dans le complexe touristique israélien et jordanien sous l’autorité jordanienne. Quelques jours après la tuerie, le roi Hussein de Jordanie s’est rendu à Beit Shemesh pour présenter ses condoléances et demander pardon au nom de son pays, ce qui était considéré à la fois comme brave et émouvant. 

Problèmes de genre et tensions intercommunautaires

En 2004, l’Association israélienne des Juifs d’Ethiopie a affirmé que travaillant pour la municipalité, ils recevaient un salaire inférieur au salaire moyen. En 2011, la même association a désapprouvé le renvoi de juifs éthiopiens dans trois écoles maternelles privées gérées par la femme du l’autorité municipale.

Selon le Jérusalem Post, les femmes fréquentant une secte Haredi burqa à Beit Shemesh auraient été bannies par la congrégation Haredi. Le chef du mouvement, surnommé la “mère taliban” par la presse israélienne, a été inculpé par le tribunal de district de Jérusalem en 2009 pour trois chefs de sévices infligés à un mineur et 25 pour voies de fait avec circonstances aggravantes, et condamné à quatre ans d’incarcération. Son mari a également été reconnu coupable de 10 chefs de voies de fait et de trois chefs de mauvais traitements infligés à une personne mineure ou sans défense et a été condamné à six mois de prison.

Les conflits ont déclenché en 2011 à Beit Shemesh entre les hommes extrémistes, ultra-orthodoxes, et supposés membres d’un groupe connu sous le nom de Sikrikim. D’autres habitants de la ville en raison de la distinction de genre dans les centres de santé locaux aussi appelé “bus mehadrin“ où les hommes sont assis à l’avant et les femmes à l’arrière.

Lorsque la municipalité a retiré l’affiche demandant aux femmes de rester à l’écart d’une synagogue, plusieurs hommes Haredi ont organisé des attaques au cours desquelles ils ont agressé des policiers et des journalistes. De nombreuses affiches appelant à la discrimination entre hommes et femmes ont été remises en place après avoir été enlevées par la police. 

Après l’inauguration de l’école de filles appartenant à la nation religieuse de Orot Banot en septembre 2011, ont été agressées par des groupes d’extrémistes Haredi. Ils se sont réunis devant l’école pour les appeler et leur cracher dessus lorsqu’ils se dirigeaient vers l’école. Aussi une école de garçons appartenant au même réseau éducatif a fait l’objet d’agression. Des pierres lancées dans cette école ont blessé un garçon à la jambe. Deux hommes soupçonnés d’avoir jeté des œufs et des tomates sur des étudiants ont été aussi mis aux arrêts. Lors d’une manifestation en dehors de l’école, une journaliste a été agressée par de jeunes hommes Haredi qui l’ont maudite et crachée sur elle. Suite à ces événements, un affrontement a déclenché avec des parents de filles scolarisées à l’école a été interrompu par la police.

Cependant, une chaîne de télévision a interviewé en décembre 2011  Na’ama Margolese une écolière âgée de 8 ans, qui a été maudite et crachée dessus par des extrémistes Haredi en allant à l’école. Le journal officiel Jewish Daily Forward a rapporté qu’il s’agissait en réalité d’un conflit de propriété. Ce conflit porte sur la propriété du bâtiment de l’école. Ainsi, certaines femmes Haredi ont distribué des fleurs aux filles de l’école Orot Banot, leur disant “sœur à sœur” qu’elles étaient belles. Le 27 décembre 2011, une manifestation contre l’extrémisme près de l’école Orot Banot a attiré 10 000 personnes. Après que les incidents à Beit Shemesh aient été rapportés dans la presse étrangère, le département d’État américain a mis à jour son avis de voyage à Jérusalem en donnant des conseils et règlements fermes. Lors de ces voyages, les touristes doivent “s’habiller convenablement” lorsqu’ils visitaient des quartiers juifs ultra-orthodoxes, ou penser à s’en éloigner ou à les éviter carrément.

Hadassah Margolese la mère de la fillette interviewée par la chaîne de télévision, s’est exprimée plusieurs fois au nom des résidents religieux de Beit Shemesh contre les tendances Haredi. Elle parlait de la manifestation qui s’est produit et dans laquelle les visages de petites filles ont été estompés dans les annonces publicitaires de Pourim distribuées dans son quartier. Elle a aussi mentionnée une expérience humiliante subie au bain rituel avec sa famille vers fin juillet 2013  à Beit Shemesh. Elle s’est faite agressée par des membres de sa propre communauté religieuse nationale qui l’accusaient d’avoir exposée la communauté à la honte publique.

En février 2015, le juge David Gideoni accepte une plainte potée par quatre femmes qui avaient objecté contre un “signe de modestie” illégal affiché à Ramat Beit Shemesh Bet. Alors, le juge ordonna au maire Moshe Abutbul et à la municipalité de Beit Shemesh de verser à chacune des plaignantes 15000 NIS. La ville a ensuite connue d’autres signes de “radicalisation religieuse” lorsque le mot “femme” a été effacé à plusieurs reprises d’un panneau placé dans un centre de santé pour femmes.

Archéologie

L’archéologue israélienne Claire Epstein a découvert durant  les fouilles de Givat Sharett menées en 1971, un établissement résidentiel de l’âge de bronze moyen, comprenant un temple.

Le plus vieil atelier de fer du monde a été découvert à Beit Shemesh en 2003. On y a retrouvé uniquement les vestiges d’une ville protégée et dotée d’un parfait système d’alimentation en eau de boisson datant du début du royaume de Juda. Les ossements d’animaux trouvés dans la couche des 12 è et 11 è siècles avant notre ère présentent un régime typique des Israélites qui habitaient la montagne au cours de cette période. Ces trouvailles, ainsi que celles de poteries, indiquent les influences culturelles sur les habitants de cette région frontalière. Cependant, il est impossible de déterminer leur provenance et pratique ethnique spécifique, qui pourrait être cananéenne, philistine ou israélite.

En août 2012, un autre groupe d’archéologues de l’Université de Tel Aviv a annoncé la révélation d’un sceau de pierre circulaire d’environ 15 millimètres de diamètre. Le sceau a été trouvé sur le sol d’une maison à Beit Shemesh et est daté du 12ème siècle avant notre ère. Selon le professeur Shlomo Bunimovitz, directeur des fouilles, et le Dr Zvi Lederman de l’Université de Tel-Aviv, ils ne suggèrent pas que la figure humaine sur le sceau soit le Samson évoqué dans la Bible. Aussi, la proximité géographique de la région où il habitait et le temps qu’à fait le seau montrait l’histoire évoquant la période où un héros se battait avec un lion et que cette même histoire se retrouvait dans la Bible et sur le sceau. 

Les ossements d’animaux trouvés non loin de là peuvent également être un signe de l’existence des disputes de limites entre différentes cultures. Des ossements de porc ont été retrouvés à quelques kilomètres de Beit Shemesh, puis quelques-uns ci et là à Beit Shemesh et, au cours du XIe siècle avant notre ère. La population aurait donc depuis un temps  cessé de consommer du porc. Haaretz rapporte que “selon Bunimovitz, lorsque les Philistins mangeurs de porc sont arrivés dans le pays en provenance de la mer Égée, les habitants pour se différencier des nouveaux venue ont promptement cessé de manger du porc “.

Ensuite, en 2014, les archéologues Irene Zilberbod et Tehila Libman ont annoncé de nouvelles découvertes non loin de Beit Shemesh un vaste complexe de la période byzantine qui serait un monastère. Il disposait d’une zone résidentielle et d’une zone industrielle avec des pressoirs à vin et à olives. Des ruines de bâtiments avec deux ou trois étages et des sols en mosaïque impressionnants ont été découvertes. Le complexe n’a plus servit depuis le début de la période musulmane et a ensuite été occupé par d’autres résidents. Les recherches se poursuivaient avec des découvertes supplémentaires mais aussi surprenantes jusqu’à la fin de l’année 2017.

Villes sœurs et jumelées 

Beit Shemesh se retrouve jumelé à plusieurs autres villes dont : 

 

Dans le projet de partenariat “2gether“ de l’Agence juive pour Israël, Beit Shemesh et le conseil régional de Mateh Yehuda sont affiliés à l’Afrique du Sud et à Washington, DC.

Après que le Washington Post eut publié en octobre 2011 que le comté de Montgomery, dans l’Etat du Maryland, envisageait un partenariat avec Beit Shemesh, une confédération régionale nommée “Human Rights Matter“ s’y opposa. Le mouvement a été dirigé par le Centre Mossawa. C’est une organisation qui a pour objectif de faire la promotion de l’égalité pour la minorité arabe en Israël. Cependant, il a fait l’objet de critique pour avoir rejeté Israël en tant qu’État juif sans oublier pour le financement étranger de la Commission de l’Union Européenne, George Soros de l’Open Society Institute et le Fonds du Nouvel Israël, entre autres, ainsi que gagnant du prix Nobel de la paix Mairead Maguire.

Les personnalités résidents à Beit Shemesh

Plusieurs figures célèbres et notables résident dans la ville de Beit Shemesh dont :

  • Nili Block, champion du monde de kickboxer et combattant du Muay Thai, né en 1995,
  • Adam Edelman, quatre fois champion national israélien dans une épreuve de skeleton, et olympien israélien, né en 1991,
  • Ari Goldwag, chanteur, auteur-compositeur, compositeur et producteur de musique, né en 1979,
  • Shmuel Kozokin, footballeur, né en 1987,
  • Tahounia Rubel, mannequin et personnalité de la télévision, née en 1988,
  • Natan Slifkin, “Zoo Rabbi”, directeur du Muséum d’histoire naturelle biblique et auteur sur les thèmes de la zoologie et des sciences, né en 1975,
  • Jamie Geller, écrivain culinaire américain, célèbre chef cuisinier, producteur de télévision et femme d’affaires, né en 1978,
  • Rabbi Avraham Jacobovitz , fondateur de Machon L’Torah et Jewish Awareness America (JAAM), …