fbpx

Les relations entre Israël et le Liban

Table des matières

L’État d’Israël et la République libanaise entretiennent des relations diplomatiques internationales. Cela signifie qu’ils échangent sur des sujets d’étude principaux que sont : le droit international, la politique et l’économie internationales ainsi que l’histoire de ces relations. Au commencement, Israël et le Liban sont tous deux issus de la région du Canaan. Cette civilisation du Proche-Orient se situait du côté oriental de la mer Méditerranée. Mais, depuis la création de l’état hébreu en 1948, et suite à la guerre des Six Jours, où Israël a annexé le plateau de Golan. La région des fermes de Chebaa, située dans le Grand Liban, est ainsi sous occupation israélienne. Voyons dans cet article l’état des relations entre Israël et le Liban dans l’histoire.

Les guerres opposant Israël et le Liban

Lorsqu’éclate la guerre opposant Israël au monde arabe entre 1948 et 1949, le Liban n’est pas directement impliqué. Cependant, on recense un certain nombre de volontaires libanais engagés contre l’État d’Israël.

Ce sont toutefois les accords signés entre Israël et l’Égypte, le Liban, la Syrie et la Transjordanie le 23 mars 1949, qui permettent de mettre un terme à la guerre israélo-arabe. Lors de la guerre des Six Jours en 1967 et de celle du Kippour en 1973, le Liban ne s’engage pas.

Malgré des relations frontalières relativement sereines, on estime que 140 attaques israéliennes auraient eu lieu contre le Liban entre 1968 et 1974. Cela aurait occasionné la mort de plus de 3000 personnes. En 1975 éclate alors la guerre civile du Liban qui accroît le nombre d’attaques.

Cela s’explique en partie par le soutien militaire d’Israël en faveur de l’extrême droite chrétienne. Entre les années 1979 et 1983, de nombreux Palestiniens et Libanais sont tués par des attentats à la voiture piégée perpétrés par les services secrets israéliens.

Cette série d’attentats sera justifiée par le général israélien David Agmon selon les déclarations suivantes. Il est pour lui nécessaire de « créer le chaos parmi les Palestiniens et les Syriens au Liban, sans laisser d’empreinte israélienne, pour leur donner l’impression qu’ils étaient constamment sous attaque et leur instiller un sentiment d’insécurité. » Le chroniqueur militaire israélien Ronen Bergman précise que l’objectif principal était de « pousser l’Organisation de libération de la Palestine à recourir au terrorisme pour fournir à Israël la justification d’une invasion du Liban ».

Des tirs de roquette palestiniens tuent, en 1981, trois civils du côté d’Israël, qui riposte alors dès le lendemain. Les bureaux de l’OLP à Beyrouth sont alors bombardés et 300 civils libanais sont tués tandis que 800 autres sont blessés.

Israël avait alors entamé, depuis 1978, l’occupation du Liban. Ce fut d’abord le Liban du Sud qui fut annexé par la mise en place de l’Opération Litani. Cela occasionnera la mort de plus de 1180 civils et on dénombre à 285 000 le nombre de réfugiés.

En 1982, l’opération Paix en Galilée permet aux Israéliens de prendre la totalité du territoire libanais en causant 20 000 morts supplémentaires. Cette invasion donnera lieu à une riposte venant de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah. Les troupes israéliennes se retirèrent définitivement en juin 2000.

Le 17 mai 1983, un nouvel accord est mis en place par les gouvernements des deux pays. Il spécifie que la guerre est achevée et que si tout différend devait à nouveau les opposer, il serait sujet à des négociations qui incluraient les États-Unis. Le Liban s’engage aussi à empêcher toute opération intérieure envers Israël.

Cependant en 2006, le Hezbollah attaque à la roquette certaines villes israéliennes et des soldats de l’armée de défense d’Israël sont capturés par les chiites. Israël prend alors la décision de déclencher un nouveau conflit israélo-libanais.

Ce conflit est stoppé par l’adoption de la résolution 1701, proposée par le Conseil de sécurité de l’ONU, et un cessez-le-feu immédiat est mis en place. Les autorités libanaises déclarent en 2009, avoir arrêté une centaine d’espions présumés appartenant au Mossad (agence de renseignement d’Israël).

En 2010, de nouvelles hostilités apparaissent après la découverte, par l’état hébreu, de ressources en gaz naturel dans la mer Méditerranée. Le Liban estime alors que cette zone fait partie intégrante de son territoire tandis qu’Israël considère que ces ressources se situent au sein de sa zone économique territoriale exclusive.

Les problèmes frontaliers entre les deux pays

Malgré la loi de souveraineté du Liban, l’armée de l’air israélienne survole quasiment chaque jour le territoire libanais. On observe en 2010, un grave conflit frontalier entre le Liban et Israël au niveau de la ligne bleue.

En 2013, au large de Haïfa, un drone appartenant au Hezbollah est abattu par les forces aériennes israéliennes. Au cours de la même année, des frappes aériennes envers des positions du Front populaire de libération de la Palestine sont perpétrées par Israël en retour des attaques de roquette.

Au cours de l’année 2013, de nombreuses attaques contre le Hezbollah sont organisées par Israël. L’un de ses dirigeants, Hassan al-Laqqis, est d’ailleurs abattu à Beyrouth en décembre. Au cours du même mois, c’est un soldat israélien qui est assassiné par un soldat libanais de façon anarchique tout près de la frontière.

Le gouvernement israélien tente d’apaiser les tensions en déclarant : « pour cette fois nous n’allons pas chercher l’escalade. Mais il ne faudrait pas que cela se reproduise trop souvent ». Pourtant, le 10 janvier 2014, 12 morts sont comptabilisés du côté du Hezbollah suite à des bombardements israéliens.

Début 2015, ce sont deux soldats israéliens qui sont tués dans une attaque du Hezbollah sur la région des fermes de Chebaa, au nord du plateau de Golan. Cet incident est qualifié de « plus grave depuis la seconde guerre du Liban (2006) ».

Israël tient pour responsables le Hezbollah et les autorités libanaises et le déclare publiquement. Israël a alors l’idée de construire un mur séparateur au niveau de la frontière entre les deux états ennemis. Cependant, le président libanais Michel Aoun l’en dissuade et met en garde l’état hébreu.

Suite à une violation présumée de l’espace aérien par l’armée israélienne, le Premier ministre libanais Saad Hairi souhaite porter plainte contre Israël auprès des Nations Unies. Il estime que cette invasion de l’espace aérien libanais a manqué de toucher deux avions, qui transportaient des passagers civils, ce qui aurait ainsi provoqué une catastrophe sans précédent.