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Les relations entre Israël et la Chine

Les relations entre l’État d’Israël et la République populaire de Chine ont démarré très tôt. Tous deux membres des Nations unies, les pays se soutiennent mutuellement depuis des siècles, mais ce n’est qu’en 1992 que ces relations diplomatiques s’officialisent. Forts de nos jours de plus de 25 années de liens étroits, nous allons découvrir dans cet article l’histoire des relations diplomatiques entre la Chine et Israël, leurs relations économiques ainsi que les enjeux géopolitiques.

Histoire des relations diplomatiques entre la Chine et Israël

L’histoire des relations diplomatiques entre la Chine et Israël remonte au Xe siècle. Une communauté juive, descendante de commerçants itinérants perses et indiens a élu domicile dans la ville de Kaifeng en Chine.

La chine accueille, entre 1930 et 1940, de nombreux juifs fuyant la politique nazie qui règne en Europe. On évalue la population en Chine à environ 40 000 personnes à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Après la création de l’État d’Israël, en 1948, les sionistes David Ben Gourion et Moshe Sharett tentent de nouer de forts liens avec la Chine, car ils pensent qu’elle prendra le dessus sur l’Occident. En 1949, Israël est le premier pays qui reconnaît le régime communiste de Chine mené par Mao Zedong.

Mais, durant la guerre froide, la Chine rejoint la Russie en préférant une alliance avec les pays arabes. Le modèle socialiste en vogue dans les pays arabes soude encore davantage les relations avec la Chine communiste.

De plus, même si Mao Zedong est en accord avec le sionisme, il pense avoir plus à gagner sur le plan financier en établissant des relations durables avec le monde arabe. Ces derniers produisent du pétrole alors que l’État d’Israël est, à cette époque, faible économiquement et en état de siège.

Ce n’est qu’en 1970 qu’on assiste à une prise de conscience de la part de la Chine sur la possibilité de reprendre des relations diplomatiques avec Israël. Grâce aux accords de Camp David, les rapports entre l’État hébreu et certains pays arabes se détendent. De plus, suite aux mauvaises relations avec l’Union soviétique, Israël se rapproche des États-Unis.

Naît alors une collaboration militaire, technologique et agricole secrète. C’est en 1992 que la Chine reconnaît officiellement ses relations diplomatiques avec l’État d’Israël. Suite à cette officialisation, les échanges entre les deux pays explosent.

Les relations économiques

Entre 1992 et 2018, les échanges bilatéraux ont fortement augmenté. On estime qu’ils seraient passés de 51 millions de dollars à 14 milliards. Lors d’une rencontre à Tel-Aviv en 2019, les deux pays ont convenu de la poursuite de leur coopération économique.

Selon la Chine elle repose sur le respect des besoins des deux parties ainsi que sur les intérêts et le bien-être propres à chaque état. Cela se traduit par une réciprocité et des avantages que chacun peut en tirer.

Les investissements de haute technologie en Israël proviennent de Chine pour plus d’un tiers. De nombreuses entreprises chinoises, à l’instar de Lenovo, Huawei ou encore Alibaba ont un centre de recherche et de développement en Israël. En 2016, il est question d’établir un traité de libre-échange entre les deux pays.

L’installation de centres de recherche et de développement en Israël est accréditée en 2018 par le patron fondateur du grossiste Alibaba. Il reconnaît publiquement la qualité de l’innovation israélienne.

Un certain nombre d’entreprises chinoises prennent parti dans des projets en Israël. Pour exemple, nous pouvons citer le milliardaire Li Ka-shing qui a investi en 1999 dans les télécoms. Les entreprises ChemChina ont racheté la firme Adama Agricultural Solutions pour 2,4 milliards de dollars. En 2019, l’opérateur chinois Huawei a investi dans les panneaux à énergie solaire en Israël.

Mais, la Chine soutient également financièrement les projets d’infrastructures israéliens comme le tramway de Tel-Aviv, le port d’Ashdod, la ligne ferroviaire qui relie le port d’Ashdod à celui d’Eilat, ainsi que le tout nouveau port de Haïfa pour lequel c’est Shanghai international Port Group qui a remporté l’appel d’offres lancé.

On considère que le nombre d’ouvriers chinois qui œuvrent en Israël s’élève à plus de 10 000 personnes. Israël bénéficie de cette main-d’œuvre, une alternative aux travailleurs palestiniens. Elle réalise parfois des embauches de personnels chinois au sein de ses infrastructures dans le cadre d’un accord signé entre les deux pays.

On évalue à près d’un millier les entreprises israéliennes installées en Chine en 2020. Cela concerne principalement l’industrie alimentaire casher dont la majeure partie de la production est exportée en Israël. Cela représente environ 10 milliards de dollars.

Les relations entre la Chine et Israël sont ponctuées de visites officielles : en 2000, le président chinois se déplace sur le sol israélien. Il est suivi en 2011 par le déplacement du ministre de la Défense israélien Ehud Barak qui se rend en Chine. Une nouvelle visite officielle est organisée en 2018 en Israël. En 2020, l’ambassadeur de Chine en Israël est retrouvé mort à Tel-Aviv.

Relations et enjeux géopolitiques entre la Chine et Israël

Depuis la guerre froide, la Chine mène une politique étrangère de « realpolitik ». Cela induit de pouvoir engager des discussions avec de nombreux états sans pour autant prendre parti. Grâce à cela, Pékin conserve une très bonne image au Proche-Orient.

C’est d’ailleurs un des principaux investisseurs de l’Iran avec 80 % du pétrole acheté par la Chine. Elle fut la seule puissance à s’opposer à l’embargo américain. Cela lui a valu de garde de bonnes relations avec la Syrie et Bachar el Assad durant la guerre civile.

Malgré que l’Iran et la Syrie soient les ennemis historiques de l’État hébreu, la Chine parvient à conserver ses relations avec Israël et le monde arabe, et notamment avec la Turquie, l’Égypte et Oman engagée dans le projet des nouvelles routes de la soie.

Le rapprochement entre la Chine et Israël pose régulièrement problème aux États-Unis qui craignent notamment, des fuites sur le plan militaire et technologique déployé conjointement avec les Israéliens. En 2000, le président Clinton s’oppose à la vente du radar Falcon par Israël à la Chine.

En 2005, l’administration de Georges W. Bush suit la même direction en demandant l’annulation de la vente de drones et de missiles à la Chine. Israël prend alors le parti d’interdire la vente de matériels militaires à la Chine dans le but de préserver ses relations diplomatiques avec les USA.

Suite aux accusations d’hacking et d’espionnage de la Chine envers les États-Unis, le porte-parole de l’ambassade chinoise en Israël conteste ces accusations et les qualifie de « propagande irresponsable ». Il illustre ses dires en citant les relations « gagnant-gagnant » entre la Chine et l’État hébreu.

En 2019, l’ambassadeur d’Israël en Chine appelle à la prudence dans les relations diplomatiques entre le marché chinois et leur allié historique américain. Ils souhaitent ne jamais aller à l’encontre des intérêts américains par fidélité et du fait que les États-Unis ont toujours soutenu Israël.

Suite à la pression américaine, un comité de contrôle des investissements étrangers est créé en janvier 2020. Les ministères des Finances, de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Économie ont ainsi un droit de regard.

Ephraïm Halévy, ancien responsable d’un des services de renseignement israélien, le Mossad, a par ailleurs toujours alerté sur le risque potentiel des investissements chinois dans les domaines stratégiques pour la sécurité d’Israël.

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