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Les ultra-orthodoxes rejettent les critiques et défient les restrictions concernant le coronavirus

Les membres de la communauté ultra-orthodoxe ont déclaré que la société israélienne ne comprend pas leur mode de vie et a fait d’eux des boucs-émissaires à cause de leur manque de respect des restrictions liées au coronavirus. « Nous avons des rabbins, nous ne faisons pas ce qui nous passe par la tête » a déclaré l’un d’entre eux.

Mendy Moskowits, un membre du groupe Hassidique Belz à Jérusalem, ne comprend pas les critiques contre les croyants comme lui.

Ces dernières semaines, les Juifs ultra-orthodoxes ont défié les restrictions en organisant des funérailles immenses pour deux de leurs rabbins décédés du COVID-19, ils ont célébré de grands mariages, et continuent d’envoyer leurs enfants à l’école. Ces rassemblement ont conduit à des affrontements avec la police et une vague de colère sans précédent de la part du public face aux communautés religieuses.

Moskowits, comme beaucoup d’autres ultra-orthodoxes, dit que la société israélienne ne comprend pas leur façon de vivre et a fait de leur communauté un bouc-émissaire.

« Les médias, à mon avis, donnent une représentation erronée de nous » a-t-il dit.

La communauté ultra-orthodoxe représente près de 12% des 9.3 millions d’habitants d’Israël. Cette communauté exerce une influence démesurée, utilisant son statut de faiseur de roi au parlement pour obtenir de généreuses subventions gouvernementales.

Les hommes ultra-orthodoxes sont exemptés du service militaire obligatoire et recevoivent souvent des aides sociales pour continuer à étudier dans les yeshivas à plein temps à l’âge adulte. Leurs écoles sont autonomes et se concentrent presque exclusivement sur les matières religieuses, en mettant de côté les matières classiques comme les maths ou les sciences.

Ces privilèges ont généré des tensions avec le public général, et le ressentiment n’a cessé de grandir avec la crise sanitaire.

Gilad Malach, un chercheur de l’Institut Démocratique d’Israël, a déclaré que les membres de la communauté ultra-orthdoxe représentent un tier des cas de coronavirus en 2020. Parmis les Israéliens de plus de 65 ans, le taux de mortalité était trois fois supérieur chez les ultra orthodoxes que dans le reste de la population.

Les données du ministère de la santé montrent que le taux de vaccination dans les zones ultra orthodoxes est bien inférieur aux moyennes nationales.

La non-coopération des ultra-orthodoxes , a déclaré Malach, vient d’une partie de cette communauté qui ne croit pas devoir « obéir aux règles de l’Etat, en particulier en ce qui concerne leur comportement religieux ».

Les ultra-orthodoxes, aussi connus sous le nom de « Haredim », suivent une interprétation stricte du Judaïsme, et les principaux rabbins font offices de décideurs dans tous les sujets. Beaucoup considèrent les Israéliens laïcs comme une abérration vis-à-vis des traditions juives conservées depuis des siècles.

« Nous avons des rabbins, Nous ne faisons pas juste ce qu’il nous passe par la tête », a déclaré Moskowits. « Nous les avons écouté depuis des milliers d’années, et nous les écouterons encore aujourd’hui. »

Alors que la communauté ultra-orthodoxe est loin d’être uniforme, de nombreux rabbins ont ignoré ou même volontairement bafoué les règles. Le rabbin Chaim Kanievsky, 93 ans, l’un des leaders spirituel les plus influents, a insisté pour que les écoles restent ouvertes pendant la crise.

Il y a quelques jours, des dizaines de jeunes filles ultra orthodoxes sont sorties d’une école primaire du quartier de Romema qui fonctionnait illégalement. Peu d’entre elles portaient des masques ou respectaient la distanciation sociale. La classe a continué à l’école primaire pour garçons et dans les yeshivas.

« Nous ne pouvons pas sacrifier une génération », a déclaré Moskowits, qui habite à Romema. « Nous envoyons toujours nos fils à l’école car nos rabbins ont dit que l’étude de la Torah sauve et protège. »

Dans une communauté qui n’a pas accès à internet, les rabbins placardent les nouvelles sur les murs des quartiers religieux.

Certaines affiches encouragent les gens à ne pas se faire vacciner, utilisant même des images de la Shoah pour faire peur aux gens. « La vaccin ne sert à rien ! La pandémie est déjà finie » peut-on lire sur l’une d’entre elles, qui compare la campagne de vaccination à l’embarquement pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Les leaders ultra-orthodoxes ont déclarés que ces opinions aussi radicales ne sont portées que par une minorité. Ils disent que la plupart des gens respectent les règles, et que le virus se propagent parce que les gens sont pauvres et vivent dans de petits appartements avec de grandes familles.

Moskowits, âgé de 29 ans et père de deux enfants, a dit que certaines familles ont jusqu’à dix enfants et une seule salle de bains. A partir de l’âge de 14 ans, les garçons sont envoyés en pension et ne passent que Shabbat à la maison.

Pour beaucoup, le confinement « ne fonctionne ni techniquement, ni physiquement ». Moskowits le qualifie même de « violation des droits de l’homme ».

Moskowits, qui a grandit au Royaume Uni, parle anglais avec un accent britannique, mais son vocabulaire est parsemé de mots Yiddish et Hébreu. Il porte un chapeau noir, une chemise blanche et un pantalon noir, la tenue typique des hommes ultra-orthodoxes, mais pas de masques, malgré les consignes du gouvernement. Il dit avoir contracté le Coronavirus en mars et avoir une lettre de son médecin le dispensant de porter un masque.

Il est promoteur immobilier et ponctue ses journées par des prières à la synagogue du quartier, et essaie de prier une fois par semaine au Kotel. Une fois par jour, il fait ses ablutions au mikvé, le bain rituel juif, et il étudie régulièrement des textes religieux avec un partenaire.

La communauté religieuse connaît une forte croissance, même si les éconimistes ont prévenu que le système n’était pas viable.Près de 60% de la population est âgé de moins de 19 ans, d’après l’Institut Démocratique d’Israël.

Protéger le mode de vie des ultra-orthodoxes, ou le YiddishKeit, est le désir principal de la communauté. Si cela doit se faire au prix de la propagation du virus, certains membres sont près à l’accepter.

Les ultra-orthoxes « sacrifient la plupart de leur vie pour la génération suivante et pour préserver le Yiddishkeit. Nous donnons tout » a déclaré Moskowitz.

Ce point de vue est loin d’être universel.

Nathan Sliifkin, un rabbin orthodoxe vivant en Israël s’est récemment plaint dans une lettre ouverte publiée dans the Jewish Chronicle que certains membres de la communauté Haredi « ne voient vraiment pas le lien entre le non-respect des restrictions et les gens qui meurent du COVID-19. »

Yehuda Meshi-Zahav, responsable d’un service d’ambulance ultra-orthodoxe appelé ZAKA, a perdu ses deux parents du virus en janvier. Il a déclaré que les rabbins qui encourage leurs fidèles à ne pas respecter les condignes ont ‘du sang sur les mains’.

Les funérailles jouent un rôle centrale dans la vie juive traditionnelle, et la pandémie les a rendu trop fréquentes. Des voitures avec des mégaphones arpentent les quartiers religieux pour annoncer les décès et les détails concernant les funérailles. Des affiches notifient les communauté de la mort d’un rabbin important.

Shmuel Gelbstein, directeur adjoint d’une entreprise de pompes funèbres pour la communauté ultra-orthodoxe, a déclaré que cette année avait été très occupée et très difficile au vu de la mortalité, autant pour les morts habituelles que pour celles liées au Coronavirus ».

Les funérailles de deux rabbins important dans la communauté Haredi, morts du coronavirus ont réunis chacun près de 10 000 personnes.

La majorité de la population en Israël était outragée par de telles violations des consignes liées à la pandémie, et par le manque de réaction des autorités.

Les ultra-orthodoxes prétendent qu’ils ont été discriminé, car les manifestions contre Netanyahu n’ont pas pu être interdites lors du confinement en vertu du respect de la liberté d’expression.

Moskowits explique que pour les jeunes hommes qui se sont rassemblés à ces enterrement, les rabbins important « occupent une grande place dans leur vie ».

« Quand ces jeunes hommes vont à un enterrement, ils ont l’impression que c’est leur père qui est mort », a-t-il dit. « Rien ne peut se dresser sur leur chemin. Ils iront quand même aux enterrements. »

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