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La fin du report de prêts, fixée au 31 décembre 2020, inquiète les ménages

Près d’un million de salariés sont au chômage ou ont été licenciés soit un quart de la population active. La Banque d’Israël craint que la fin de possibilité de différer les prêts ne conduise des dizaines de milliers de personnes à ne pas pouvoir faire face à leur remboursement mensuel de crédit. 

 

Immédiatement après le début de la crise économique, la Banque d’Israël a autorisé les emprunteurs à différer les remboursements de six mois pour faciliter la tâche de ceux qui avaient été licenciés. La date a été fixée jusqu’au 31 décembre, c’est-à-dire dans 40 jours. Cependant, près d’un million d’Israéliens employés sont toujours en congés non rémunérées ou ont déjà été licenciés.

 

Des dizaines de milliers de ménages en difficulté

 

En fait, un ménage est censé rembourser plus d’un quart à un tiers du salaire et ne peut pas faire face au remboursement de la dette. Il s’agit d’une situation problématique car des dizaines de milliers de ménages pourraient ne pas être en mesure de rembourser leurs prêts, ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur la stabilité du système bancaire et les prix des appartements.

 

Face à ce problème, la Banque d’Israël permet à ceux qui n’ont pas encore profité de l’option de reporter leur prêt de demander un report de paiement de 6 mois. La demande doit être faite au plus tard le 31 décembre 2020 et au plus tard le report sera valable jusqu’au 30 juin 2021. 

 

Plus de 170.000 personnes ont reporté leurs prêts

 

Les données de la Banque d’Israël montrent que du 1er mars 2020, au tout début de la crise du Covid-19 et avant le premier confinement, jusqu’au 18 septembre 2020, 173.603 ménages ont demandé à reporter les paiements. Selon les données des banques, la plupart des bénéficiaires de prêts au logement ont cherché à profiter des six mois de report. Le montant total des remboursements de prêts différés a atteint 2,9 milliards de shekels. A Cela s’ajoute 400 000 Israéliens supplémentaires qui ont cherché à reporter les prêts à la consommation ordinaires pour un total de 1,6 milliard de shekels.

 

Un million d’Israéliens sans emploi

 

Environ un million d’Israéliens n’ont pas d’emploi et 80.000 propriétaires d’entreprises supplémentaires peuvent y être ajoutés, et environ 100.000 entreprises qui fonctionnent partiellement et qui sont forcées de survivre grâce aux subventions de l’administration et de la sécurité sociale. Il est peu probable que leur situation s’améliore dans les mois à venir, mais le report de leurs remboursements pourrait prendre fin. 

 

La Banque d’Israël explique que « la question de la prochaine étape de remboursement de prêt fait actuellement l’objet de discussions ». Dans tous les cas, la Banque d’Israël affirme que « le report des paiements ne sera pas possible pour une durée indéterminée, et par conséquent nous devons agir résolument afin de parvenir à des modalités de paiement et de remboursement des dettes, qui correspondent aux capacités des clients, en tenant compte du contexte ».

 

Les banques hostiles aux reports de prêts


Il s’avère que la plupart des banques s’opposent au maintien de la possibilité de différer les remboursements. La Banque d’Israël et les banques préviennent que le report de remboursement soulève des inquiétudes quant au fait que de nombreux emprunteurs ne seront pas en mesure d’honorer leurs remboursements, qui augmenteront considérablement à l’avenir. 


La Banque d’Israël souligne que « le report des remboursements de prêts est comme un nouveau crédit, accordé selon les conditions d’intérêt d’origine, les clients doivent donc utiliser cet outil à bon escient et non pour reporter les remboursements de prêts inutiles. »

Le gouvernement a contacté les banques et leur a demandé « d’agir avec bienveillance envers les clients et d’éviter autant que possible les poursuites judiciaires contre les clients. Nous devons continuer d’essayer de parvenir à des accords de paiement avec le client. »


Des allègements possibles


Dans le cas de prêts sans arriérés ou de faibles arriérés, dans lesquels la part de la banque du prêt est inférieure à 40% du solde de remboursement, la banque peut accorder un allégement supplémentaire en différant les paiements, en tout ou en partie, pour une période supplémentaire de 24 mois, à sa discrétion.


En outre pour les prêts sans arriérés ou avec des arriérés faibles, les banques ont le pouvoir d’approuver une prolongation de la période de remboursement jusqu’à 60 mois (5 ans), sans changer le taux d’intérêt. Mais avant de différer vos remboursements, même si cela est permis aujourd’hui, vous devez également réfléchir attentivement à l’avenir et savoir si vous pouvez vous permettre un remboursement qui a augmenté de plusieurs centaines de shekels par mois.

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