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Hamid Enayat. Un bref résumé du second tour des élections présidentielles en Iran

À la suite de la mort d’Ebrahim Raïssi, ancien président, dans un accident d’hélicoptère le 19 mai 2024, des élections anticipées ont été organisées par le régime iranien le vendredi 31 juin. Deux jours avant la première tour, le Guide Suprême Ali Khamenei déclara dans un discours que « Dieu fasse sortir la nation iranienne honorable de ces élections. Nous insistons tant sur la participation élevée car elle est le reflet le plus important (ceci est) que la République islamique a des ennemis. L’un des aspects qui donne l’avantage à la République islamique sur ses ennemis, ce sont les élections. Si une bonne participation du peuple est observée lors de ces élections, cela sera un motif de fierté pour la République islamique »

Des centaines d’unités de résistance, sous le commandement des Mujahidins qui luttent pour libérer l’Iran du joug des mollahs, ont surveillé plus de 14 000 bureaux de vote à travers l’Iran jusqu’à minuit. Selon leur surveillance, au moins 88 % des Iraniens ont boycotté les élections. Il est à noter que le vote est obligatoire pour les soldats, les prisonniers, etc. C’est pour cette raison que lors de différentes élections, les votes blancs obtiennent souvent la première ou la deuxième place dans certaines villes ou régions. 

Les unités de résistance avaient auparavant évalué la participation du public aux dernières élections législatives du régime en moi de mai à 8 %, malgré toutes les contraintes.

Selon l’agence de presse semi-officielle ISNA, le 1er juillet, Mohammad Reza Tajik, président du Centre stratégique de la présidence de l’ère Mohammad Khatami, ancien président de l’Iran, et l’un des théoriciens des prétendus réformateurs après le premier tour des élections, analysa : « Le manque de participation du peuple (signifie) l’application pratique du slogan ‘Réformistes et conservateurs, c’est fini’. La société a atteint une maturité telle qu’elle n’est plus facilement incitée à participer par des personnalités, elle analyse et n’est pas victime de l’ambiance et de la propagande. Et on ne peut pas la transformer en créant un climat de propagande intense. » 

Le discours d’Ali Khamenei le 3 juillet 2024 dans un institut islamique affirmait :  “Après-demain, nous avons des élections ; ces élections sont très importantes. Au premier tour, la participation du peuple n’était pas à la hauteur de nos attentes ; elle était inférieure à ce que nous espérions. Cela a ses raisons ; ce qui est certain, c’est que si quelqu’un pense que ceux qui n’ont pas voté étaient opposés au régime, il se trompe lourdement. Nous savons et reconnaissons qu’il existe des personnes qui ne sont pas vraiment d’accord avec les fondements de ce régime et de ce gouvernement ; ces personnes existent aussi. Mais considérer que toute personne qui n’a pas voté appartient à ce groupe est une très grande erreur. Maintenant, nous espérons qu’au second tour, la mobilisation du peuple sera enthousiasmante et qu’elle sera source de fierté pour le régime islamique.” Je l’ai dit à maintes reprises que la participation du peuple est un soutien pour le régime de la République islamique. Si les gens participent de manière plus claire, meilleure et plus évidente, le régime de la République islamique sera capable de réaliser ses propos, ses intentions et ses objectifs, tant sur le plan intérieur que dans l’ensemble de sa stratégie internationale. C’est une grande opportunité pour le pays.

L’opposition iranienne ne devrait qu’accueillir avec enthousiasme la possibilité que, même par des fraudes massives, Khamenei permette à Pezeshkian, prétendument réformateur, de remplacer Said Jalili à la présidence sous son autorité. Cela créerait une fracture au sommet qui se répercuterait dans la société, menant à des soulèvements bien plus importants que celui de 2022, et conduit inévitablement à l’effondrement de la dictature religieuse. Rappelons-nous qu’il y a sept ans, lors d’un débat télévisé en juin 2017, Mohammad Ghalibaf, actuel président du Parlement et alors candidat à la présidence, avait dû souligner, en parlant de la base sociale de son rival réformiste : « 4% de sangsues sucent le sang de 96% de la population », faisant ainsi référence à ces mêmes réformistes.

© Hamid Enayat

Hamid Enayat est Politologue, spécialiste de l’Iran et militant pour les droits de l’homme

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