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Israël prépare sa 4e élection en 2 ans après la chute de la coalition Netanyahu Gantz

Une nouvelle élection est prévue pour le 23 mars après la fin de “l’unité’ du gouvernement. 7 mois auront suffit à mettre un terme à la précaire coalition entre le Likud et Bleu et Blanc. Netanyahu assure remporter la victoire, mais les sondages annonce un résultat serré.

Le désaccord sur le budget 2020 aura sonné le glas de cette 23e Knesset. La limite avait été fixée mardi soir pour approuver le nouveau budget, mais les membres de l’Assemblée n’ont pas su se mettre d’accord, les 4e élections en 2 ans sont donc prévues pour le 23 mars 2021, sous réserve de modifications ultérieures.

Ce désaccord sur le budget intervient 7 mois après la formation de la coalition entre le Likud et Bleu et Blanc. Les deux parties qui se sont disputé la victoire lors des élections avaient accepté en mai de partager le pouvoir et de sièger à la tête du gouvernement à tour de rôle.

Malgré leur tentative de mettre de côté leur divergences politiques pour combattre la pandémie du coronavirus, l’agitation politique les a suivi au gouvernement, et chacun des leaders accusaient l’autre de rompre les accords de la coalition.

Contrairement aux trois élections précédentes, où le principal rival de Netanyahu était Gantz et son parti centriste Bleu et Blanc. Cette fois, le principal adversaire du Premier ministre se situe à l’autre bout du spectre politique. Il s’agit d’un ancien ministre du Likud, Gideo Sa’ar qui a créé un nouveau parti, Nouvel Espoir, destiné à évincer Netanyahu, et Naftali Bennett, leader du parti de droite orthodoxe Yamina.

Saar et Bennett sont tous les deux vus comme plus belliqueux que Netanyahu concernant les questions Palestiniennes en Judée-Samarie.

Netanyahu, âgé de 71 ans, est au pouvoir depuis 2009, et avait également été Premier ministre entre 1996 et 1999. Il est le Premier ministre ayant cumulé le plus de temps au pouvoir. Il reste à la tête du gouvernement de transition jusqu’aux prochaines élections et à la formation d’un nouveau gouvernement.

Mardi soir, quelques heures avant la dissolution de la Knesset, saluant ses propres réussites lors de la crise du coronavirus et lors de la signature de quatre nouveaux traités de paix ces quatre derniers mois (avec les Emirats Arabes Unis, Bahrein, le Soudan et le Maroc). Netanyahu a assuré qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait pour empêcher ces nouvelles élections, mais il a également promi “une victoire écrasante”.

“Je ne voulais pas d’élections. Le Likud ne voulait pas d’élections. Nous avons voté encore et encore contre les élections” a-t-il déclaré. “Benny Gantz a rompu son accord avec nous”.

Le Premier ministre, qui est actuellement jugé dans une affaire de corruption, a dit que Gantz “insistait pour laisser [le ministre de la Justice Avi] Nissenkorn continuer la dictature des responsables de gauche” dans le système judiciaire.

Gantz a rompu un accord visant à limiter les pouvoirs de Nissenkorn après avoir réaliséque son parti ne s’en remettrait pas.

La plupart des Israéliens reconnaissent nos compétences à diriger le pays et nos grandes réussites” a déclaré Netanyahu, citant le succes d’Israël dans la sécurisation des vaccins, les accords de normalisation des relations avec des pays Arabes et la force de l’économie.

Il a déclaré que ” le choix de ces élections est clair : soit un gouvernement dépendant du leader de l’oppposition Yair Lapid et de la gauche, ou un vrai gouvernement de droite”.

Bleu et Blanc a répondu à ces accusation en tenant Netanyahu pour responsable de la chute de la coalition. “Un homme accusé de crime, avec trois mises en accusation entraine le pays dans une quatrième campagne électorale”.

“S’il n’y avait pas de procès, il y aurait  un budget et il n’y aurait pas d’élections” a déclaré le parti dans un communiqué. 

Après une ascension politique impressionnante jusqu’à devenir Premier ministre par intérim en seulement un an et demi, le futur en politique de Benny Gantz semble désormais compromis, les sondages prédisant que le parti n’obtiendrait que cinq ou six sièges, contre 33 sièges aux élections de mars 2020 et 120 recommandations des membres de la Knesset. Ces recommandations venaient de droite comme de gauche mais Gantz a finalement été incapable de former une coalition.

Le parti Bleu et Blanc avait rompu son alliance avec le parti Yesh Atid de Lapir pour rejoindre le gouvernement de Netanyahu. Gantz avait pourtant juré lors de sa campagne qu’il ne formerait pas une coalition avec Netanyahu tant que le leader du Likud serait accusé de corruption. Le parti travailliste, qui a dirigé Israël lors de ses 25 premières années, avait suivit Gantz dans la coalition dirigée par le Likoud. Les sondages ont révélé que le parti travailliste ne gagnerait aucun siège lors des prochaines élections.  

Le futur de Netanyahu en tant que premier ministre pourrait bien être aussi compromis, au vu du nombre de nouveaux challenges liés à cette élection.

Deux sondages rendus public mardi soir placent Netanyahu dans le bloc garanti, le Likud et les deux partis ultra orthodoxes, mais sans qu’il n’obtienne la majorité. L’un de ces sondages suggère que l’ancien ministre du Likoud Saar pourrait concurrencer Netanyahu pour le poste de Premier ministre au sein de cette coalition.

Dans les deux sondages, le Likoud était la plus grande faction avec 28 ou 29 sièges. Il en possède 36 dans la Knesset actuelle.

Le parti suivant était celui de Saar, Espoir Nouveau qui obtiendrait 18 à 20 sièges. Saar a créé son parti Espoir Nouveau la semaine dernière après avoir annoncé qu’il quittait le Likoud. Il a rejoint les anciens députés du Likud Yifat Shasha Biton et  Michal Shir, et les députés de Derech Eretz, Yoaz Hendel et Zvi Hauser.

Selon l’un des sondage, le troisième parti serait celui du leader de l’opposition, Yesh Atid-Telem de Lapir, il remporterait 16 sièges. L’autre sondage, quant à lui, prevoit le parti national-religieux Yamina à la troisième place avec 15 sièges.

Yamina avait été exclu de la coalition formée par le Likud avec Bleu et Blanc en mai. Si Yamina s’alliaient avec le Likud, ils obtiendraient à eux deux 58 sièges, mais cela ne serait toujours pas suffisant pour arracher la majorité à la Knesset qui compte 120 sièges.

Les sondages sont restés vagues sur une éventuelle majorité alternative. Espoir Nouveau, Yamina, Yesh Adid, Yisrael Beytenu et Bleu et Blanc totaliseraient entre 59 et 60 sièges.

Néanmoins les adversaires de Netanyahu sont extrêment divisés sur le plan idéologique.

De nombreux efforts ont été observés dans le nuit de lundi à mardi pour éviter cette nouvelle élection, quand le Knesset à rejeté une proposition de repousser l’échéance pour valider le budget.

Netanyahu a participé au vote en se prononçant en faveur de la proposition, il devait penser qu’il obtientiendrait la majorité. Trois député Bleu et Blanc ont défié la ligne du parti et ont voté contre, comme la député du Likud Shir qui est arrivée au dernier moment, après s’être faite portée pâle. Shir a, par la suite, refusé de rejoindre le parti Espoir Nouveau.

Le résultat final du vote était de 49 contre et 47 pour. Il est clair que les législateurs du Likoud et de Bleu et Blanc ont tous piégé Netanyahu en lui faisant croire qu’il obtiendrait la majorité.

Les députés Bleu et Blanc Asaf Zamir, Miki Haimovich et Ram Shefa faisaient parti de ceux qui ont voté contre la proposition, alors que les autres membres du parti se sont abstenus. Shir a voté contre, la député du Likoud Sharren Haskel, qui pourrait rejoindre le parti de Saar, était absente. Les députés du parti travailliste Amir Peretz et Itzik Shmuli étaient absents, alors que la troisième député du parti travailliste, Meirav Michaeli, a voté contre.

Cette proposition aurait reporté l’échéance de la validation du budget 2020 du 23 décembre au 31 décembre. L’échéance pour valider le budget 2021 aurait été le 5 janvier.

Dans le cadre de l’accord de partage du pouvoir entre le Likud et Bleu et Blanc qui régissait leur coalition, l’échec de la validation du budget était la seule chose permettant à Netanyahu de ne pas avoir à céder le poste de Premier ministre à Gantz en Novembre 2021. Le Likud faisait donc en sorte de ne pas valider le budget afin de pouvoir renégocier un meilleur accord au sein de la coalition. En août, Gantz avait accepté de repoussé l’échéance au 23 décembre.

Le Likoud et Bleu et Blanc se sont mutuelkement accusés lundi de l’impossibilité d’arriver à un accord et d’empêcher de nouvelles élections, qui devrait couter 2.5 milliards de Shekels.

Gants, en s’adressant à ses députés Bleu et Blanc, a déclaré qu’il avait fait cinq propositions à Netanyahou :

  • valider les budget de 2020 et 2021
  • valider toutes les nominations qui ont été retardées
  • fermer toutes les possibilitées qui ayraient permises à Netanyahu de ne pas avoir à passer les rênes du pouvoir à Gantz conformément à l’accord de la coalition
  • Garder Avi Nissenkorn comme ministre de la Justice
  • Approuver les règles de procédure de la Knesset

Il a déclaré qu’il s’attendait à ce que Netanyahu refuse.

Des sources de Bleu et Blanc et du Likoud ont dit que Gantz, dans ses négociation avec Netanyahu ces derniers jours, a cherché  à limiter les pouvoir du ministre Bleu et Blanc de la justice Avi Nissenkorn et à accepter les demandes de Netanyahu visant à reconsidérer la sélection du nouveau procureur, même si Amit Aisman avait déjà été nommé, et que les modalités de sélection des juges de la Cour suprême seraient modifiées. Ces changements, qui auraient permis à Netanyahu de décider des instances qui le jugent dans une affaire de corruption, ont été refusés par de nombreux députés Bleu et Blanc, dont Nissenkorn. Gantz s’est par la suite retracté.

Haim Ramon, un ancien député qui a négocié pour Gantz, a déclaré que les deux partis avaient conclu un accord à la fin de la semaine dernière, mais que Netanyahu a ensuite demandé que la date à laquelle il devait céder le pouvoir  à Gantz soit décalée de novembre 2021 à mai 2022. Ce qui a marqué la fin des efforts pour trouver un compromis et éviter une nouvelle élection, a déclaré Ramon à la radio de l’Armée.

Netanyahu a déclaré lundi soir que Gantz n’a pas tenu parole à cause de “pression internes” de Bleu et Blanc et que Nissenkorn et “la gauche” tentaient de “piétiner notre démocratie”.

Gantz a rétorqué que “des dizaines de rumeurs et de mensonges absolus” avaient été propagés ces derniers jours, prétendant que “nous compromettions, nous étions d’accord, nous vendions notre démocratie”. Tout cela n’était que “mesonges et inventions” a-t-il déclaré.

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