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Séance maillots au Conseil d’Etat

Au Conseil d’Etat, deux heures d’échange et de positions antagonistes autour du burkini. Éric Piolle, le maire de Grenoble avait précédemment défendu la délibération adoptée par le conseil municipal devant les juges du référé. Face à la décision des juges, Eric Piolle a saisi le Conseil d’Etat qui s’est réuni le 14 juin.

Un débat autour du short

Mardi devant le Conseil d’État, à l’audience, le débat devient très vite technique. On y apprend que les shorts – souvent portés en ville – sont interdits à la piscine à Grenoble depuis 1991, notamment pour leur impact sur la qualité de l’eau. Que les maillots doivent être portés près du corps, car l’eau accumulée dans une tenue plus large pourrait compliquer le « remorquage » d’une personne en détresse. Car le maître-nageur a tendance « à nager avec les jambes entre les jambes de la personne qu’on remorque » et qu’il ne faudrait pas qu’un tissu plus large gêne la manœuvre, a-t-on ainsi explicité. Jusqu’à la « mi-cuisse », cela ne pose pas de problème, précise le maire de Grenoble Éric Piolle dans son exposé. La représentante de l’État Pascale Léglise est sceptique. Pourquoi les shorts sont interdits alors ? Le maire répond « hygiène », Léglise suggère alors d’« exiger qu’ils le mettent sur place ? », puis un avocat intervient : « J’ai l’impression que nous sommes un peu en train de nous perdre… »

Débat autour du maillot « Une – pièce » avec micro-short ou jupette

Peu avant, le maire de Grenoble a brandi plusieurs modèles de maillot pour illustrer son propos. Des « une-pièce » colorés, certains avec un micro-short intégré, d’autres avec jupette, tous généralement acceptés en piscine municipale et pas forcément portés pour des raisons religieuses, précise Éric Piolle. « Je crois en avoir assez vu », l’interrompt le président. Mais l’édile veut en montrer un dernier, un burkini vert et blanc à la jupette plus large que celle du modèle précédemment montré. « Pourquoi est-ce qu’un maillot comme celui-ci serait interdit et celui-là autorisé ? » lance-t-il.

Apparemment, il n’y a pas eu de présentation de bikini.

Une polémique vieille de plusieurs années

Le burkini avait déjà fait l’objet d’une polémique nationale à l’été 2016, quand une trentaine de villes les avaient interdits sur leurs plages. Avant que le Conseil d’État n’annule leurs décisions jugées démesurées. Cette fois, « il ne s’agit pas de manifester une expression religieuse dans l’espace public », avance la représentante de l’État, mais « bien de parler de l’adaptation d’une règle » d’un service public « aux seules fins de satisfaire des intérêts religieux » – ce qui porte selon elle atteinte à son principe de neutralité et de laïcité. « Évidemment », souligne-t-elle, le« contexte » d’« entrisme » islamiste, de « séparatisme » et la «vague de terrorisme » doivent être pris en compte. « Le service public est fait pour tous », rétorque l’avocat de la ville de Grenoble, Me Olivier Coudray. Le nouveau règlement de la piscine « ne fait rien de préférentiel », « ne compromet pas le bon fonctionnement du service : il permet simplement à plus de monde d’en profiter ».

De centimètre en centimètre, le tissu social de la laïcité est rogné

Comme le rappelait François Xavier Bellamy au micro d’Europe 1: « Eric Piolle parle du burkini comme d’un « progrès social », c’est son expression, au moment où, en Afghanistan, des femmes sont en train de risquer leur vie parce qu’elles osent manifester contre la burka ». Si du maillot de bain « une-pièce » avec jupette, on nous explique qu’il n’y a que quelques centimètres de différence, on peut noter que du burkini à la burka, il n’y a également que quelques centimètres. Mais chacun de ces centimètre est arraché au tissu de la laïcité, ce tissu invisible qui sous-tend ce qui s’appelle égalité, notamment égalité hommes-femmes, fraternité, dont chaque visage est le signe, et la liberté. Car si le burkini est destiné à rendre certaines femmes plus « libres », ce qu’on veut nous expliquer, il va incontestablement contribuer à transformer les femmes qui osent le « une -pièce » avec ou sans jupette, ou pire le bikini, en provocatrices qui ne méritent que ce qui pourrait leur arriver. Ainsi, avance sournoisement une société où les femmes sont appelées d’office à se protéger d’hommes qui affichent clairement être des prédateurs potentiels qui doivent être protégés d’eux-mêmes. Celles qui ne le feraient pas et auxquelles il arriverait malheur, en seront bien sûr les coupables. La mode Made in islamo-gauchisme? Réponse du Conseil d’État après les élections.

JForum EG – Le Point – Le Figaro- Maillot Blanche porte

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