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Islamisation : à Nangis, « On ne fait plus un pas sans croiser une femme voilée ou un homme en djellaba. Il y a même un café d’hommes sur la place de la Poste » (Vidéo)

La petite ville de Nangis, en Seine-et-Marne, a longtemps connu la quiétude, la convivialité et l’hospitalité rurales. Mais à la faveur du développement des logements sociaux, un changement de population s’est opéré : les femmes voilées et les hommes en djellaba sont désormais légion. Reportage dans une bourgade où l’insécurité culturelle est une réalité.

Nangis, petite ville seine-et-marnaise de moins de 9 000 habitants, est cernée par les champs. On connaît Nangis pour son brie, sa sucrerie et son habitant le plus célèbre : Pierre Perret ! Tout cela fleure bon la douce et paisible campagne… Depuis un certain temps pourtant, Nangis est connue pour des raisons malheureusement moins glorieuses : un communautarisme musulman en expansion et une insécurité grandissante.

Le samedi 23 avril, la ville a franchi un nouveau palier – digne de nos banlieues les plus tristement réputées – avec des émeutes menées par de jeunes Nangissiens du petit quartier HLM de la Mare aux curées. La raison ? D’après ce qu’on sait, un jeune homme de 14 ans à moto et sans casque poursuivi par les gendarmes aurait fait une chute dans les champs en tentant de les semer. Le soir même, la brigade de gendarmerie était attaquée par des tirs de mortier, déclenchant la venue en renfort d’une quarantaine de militaires des casernes environnantes. La soirée se poursuit par plusieurs feux de poubelle dans le quartier de la Mare. Le soir suivant, c’est le tour de la mairie d’être attaquée par des jets de pierres et de pavés sur les vitres, puis celui des gendarmes qui essuient des tirs de mortier dans le même quartier. On est évidemment loin de l’ampleur des grandes émeutes de 2005 à Clichy-sous-Bois, mais cela se passe en terre briarde, dans une petite ville de campagne.

Mercredi 11 mai, jour de marché, nous décidons de nous promener dans le centre-ville de Nangis pour rencontrer les habitants. Il est 9 h 30, le ciel est bleu, l’ambiance plutôt agréable. Les gens que l’on croise sont plutôt âgés. Ils se reconnaissent, se saluent, refont le monde. Une trentaine de commerçants se partagent la halle et la place. Mais plus l’heure avance, plus le nombre de femmes voilées augmente. Elles ne sont pas majoritaires sur le marché, mais on ne peut poser le regard nulle part sans y trouver un voile. Au café, j’en parle à mon voisin de table pour lui demander ce qu’il en pense… « Et encore, on est mercredi, vous n’avez rien vu ! Revenez plutôt au marché du samedi ! » répond-il en riant d’un air désespéré. Ici, le voile fait partie du décor et n’étonne plus personne. Au parc, près de la mairie, même constat. Nous croisons plusieurs groupes de femmes voilées se promenant dans les allées, des jeunes et d’autres moins. Il en sera ainsi tout le long de notre visite de la ville.

De retour au café, une retraitée habitant la ville depuis les années 1970 me raconte son sentiment de dépossession et d’impuissance : « Je ne reconnais plus ma ville. Je n’aurais jamais pu imaginer que ça changerait comme ça, aussi vite. On m’aurait dit ça il y a quarante ans que je n’y aurai pas cru ! Aujourd’hui on ne fait plus un pas sans croiser une femme voilée ou un homme en djellaba. Il y a même un café d’hommes sur la place de la Poste. Allez voir ! Et quand je dis un café d’hommes, je devrais préciser un café d’hommes musulmans. On n’y a jamais vu une femme, dans ce café ! J’évite toujours de passer devant. Je ne me suis jamais fait agresser, mais on a un sentiment de malaise. On a le sentiment qu’on nous impose quelque chose et que cela va empirer sans que personne ne fasse rien. Tous les Français vous diront la même chose ici. Enfin je veux dire les Français d’origine quoi ! Ceci dit, il y a aussi des Arabes que ça dérange ! À Nangis, il y a des Maghrébins installés depuis très longtemps ici qui votent RN ! » Entendant notre conversation, un homme d’une trentaine d’années propose de nous montrer sur son téléphone une vidéo dont beaucoup de monde parle dans la ville. On y voit une femme intégralement voilée se promener paisiblement avec une petite fille, dans le calme, au son des oiseaux qui chantent… « Vous y croyez, vous ? En pleine campagne ! Vous trouvez ça normal ? Et personne n’ose rien dire alors que c’est interdit par la loi ! » Nous en parlons à trois commerçants du marché qui tous nous assurent avoir plusieurs fois vu des femmes intégralement voilées.

Sur le marché, nous croisons Aymeric Durox, professeur d’histoire-géographie, candidat RN aux législatives : « Ici nous avons une vraie chance de gagner. Cette ville a longtemps été un bastion communiste, mais cela a changé. Les Nangissiens veulent du changement. Ils me le racontent tous les jours, ils veulent être protégés de l’insécurité physique et culturelle. Le RN est désormais très populaire ici. À la présidentielle, Marine Le Pen est arrivée en tête au premier et au second tour. » Bien sûr, tout le monde à Nangis ne se réjouit pas particulièrement de l’implantation du Rassemblement national. Aymeric Durox tient à nous montrer une photo d’un tag retrouvé sur le rideau de fer de sa permanence à Nangis, peu après son inauguration. Il y est inscrit à la bombe rouge : « Chacun goûtera au sang. » Les anciens de la ville ne peuvent s’empêcher de nous raconter avec nostalgie l’ancien Nangis, son épicerie fine, ses restaurants français traditionnels, comme Le Dauphin qui donnait de grandes et élégantes réceptions et des bals pour la Sainte-Cécile, ses boutiques de mode, et surtout sa tranquillité, sa convivialité. « On a connu des années merveilleuses ici, raconte Raymond, 78 ans. Les gens venaient des villes alentour pour se promener, déjeuner au restaurant, prendre le café. C’était un petit bourg charmant ! La campagne, mais avec tout ce qu’il fallait pour passer du bon temps. Il y en a même qui venaient de Provins ! »

Hôtel du Dauphin, établissement de prestige de Nangis, fermé depuis 1999 © Stéphane Edelson

Aujourd’hui les habitants regrettent la fermeture des commerces traditionnels et l’ouverture des commerces communautaires. Michèle, retraitée, se désole : « Non seulement on a vu les petits commerces de qualité du centre-ville fermer, mais on a vu s’ouvrir plusieurs kebabs et fast-foods, fréquentés principalement par la communauté maghrébine et africaine, des coiffeurs spécialisés, etc. À Nangis, sur trois boucheries, deux sont hallal ! » Certains restaurants d’apparence « généraliste » comme des pizzerias ont, si l’on regarde bien, un petit logo « hallal ». Le restaurant de tacos nous confirme lui aussi que toutes ses viandes sont hallal. Michèle ajoute : « Et n’allez pas dire qu’on est racistes. Ça, sûrement pas ! Ça n’a rien à voir. Moi, je n’ai jamais fait de différence entre un noir, un marron, un jaune, un gris ou ce que vous voulez ! Le problème c’est que certains vivent comme dans leurs pays d’origine, et se comporte d’une manière qui n’est pas la nôtre et… comment dire… parfois, il y a des choses qui ne sont pas compatibles, qui nous choquent. Si vous voulez vraiment comprendre pourquoi on se sent mal à l’aise dans notre ville, faites un tour le soir. »

Nous décidons alors de revenir à la nuit tombée. Il est environ 21 h 30, les rues sont assez désertes. En nous approchant du centre-ville, nous ne croisons presque que des hommes en djellaba. Deux par ici, trois par-là, une petite trentaine peut-être.

https://twitter.com/ELevyCauseur/status/1535574069076189185

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